MON AVENTURE KIRGHIZE, BOURIATE, OUZBEQUE ET KAZAKH...

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Un petit air de là-bas pour vous mettre dans l'ambiance...

Vous pouvez l'arrêter en cliquant ci-dessus sur le symbole Arrêt Musique.jpg ou Arrêt Haut-Parleur.JPG

 

Avant-Propos : de 1990 à 2000 ma vie professionnelle m'a entrainé en Union Soviétique loin de ma famille que je ne retrouvais que toutes les trois semaines lorsque je rentrais de Moscou, de Leningrad ou du fin fond de la Sibérie pour remettre mes « reports » à la Communauté Européenne à Bruxelles sur l'expertise dont j'étais chargé là-bas...

 

Un coup de Thalis et je bouclais cela en une journée, mais rentré à la maison, il me fallait préparer la mission qui suivait si bien que mes enfants n'ont pas pu profiter souvent de leur père dans cette période !

 

En effet, après le dépôt de bilan de mon entreprise, le chantier naval « SMAP NEPTUNE » à Avignon qui construisait des voiliers de 8 m à 16,50 m, puis une longue traversée du désert qui m'a conduit d'un chômage de prés d'un an à la direction logistique de la franchise des quincailleries « CATENA » à Cahors où se trouvait l'entrepôt qui approvisionnait ces quincaillers traditionnels dans la moitié sud de la France (l'autre, qui approvisionnait la moitié nord, le faisait depuis Le Mans), j'avais été pressenti par un Chasseur de têtes pour la direction logistique d'entrepôts de distribution du groupement INTERMARCHE, situation qui s'est terminé pour moi de façon très difficile (cf. sur ce même site, l'article sur le Groupement INTERMARCHE).

 

 

Après un bref passage à la direction commerciale de SALVESEN, un prestataire de services logistiques Écossais qui assurait en France l'approvisionnement des produits surgelés de Marks & Spencer, Carrefour et Euromarché, et profitant de mon expérience en matière de logistique, avec quelques cadres du Groupement INTERMARCHE qui n'avaient pas choisi la voie royale de création d'un supermarché, nous avions créé un Cabinet d'Etudes de Réalisations Logistiques.

 

 

Grace à un vrai copain, aujourd'hui décédé, qui était alors Directeur Général du Cabinet VERITAS (je ne le remercierai jamais assez de m'avoir tendu la main à un moment crucial de ma vie professionnelle, car je venais d'avoir 50 ans!), j'ai eu l'opportunité de travailler pour la Communauté Européenne à Bruxelles. Il avait en effet vraiment envie de répondre à un appel d'offre très rémunérateur de Bruxelles, mais n'avait pas sous la main les experts capables de le réaliser.

 

Apprenant ma disponibilité et mon expertise, il m'a proposé de répondre à l'appel d'offre avec quelques cadres du Groupement INTERMARCHE en mettant sur pieds une opération peu ordinaire en Union Soviétique qui, si elle nous assurait un revenu confortable, nous ont entrainé tout ce temps très loin de ma famille demeurée dans la vallée de Chevreuse près de Versailles...    

 

Depuis ma retraite en 2002, plusieurs copains m'ont demandé de leur raconter en quelques mots ce que j'étais allé faire là-bas, si loin, en Asie Centrale et en Sibérie Orientale, sur un plan professionnel, pendant dix ans, à la fin de la perestroïka...

  

 

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La Place Rouge et la traditionnelle photo souvenir en 1990 à la fin de la Perestroïka...

(la foule que l'on aperçoit à droite, attendait encore l'ouverture du mausolée de Lénine !)

 

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Que j'ai moi-même visité comme tout le monde ! 

 

 

    

Le lac Baïkal, d'Irkoutzk à Oulan-Oude... une immensité glacée six mois par an,

et quelques villes historiques folkloriques !

 

Alors, je me suis mis à rassembler quelques éléments et vais en faire un « digest » !

 

Effectivement, séjourner aussi longtemps en Union Soviétique à la fin de la Perestroïka après une période de 70 ans de communisme, a représenté pour moi une révélation et l'impression de vivre une page d'histoire qu'aucun homme ne pourra, j'ose l'espérer de tout cœur (pour nos amis Russes!), vivre à nouveau dans une vie...

 

J'ai pu ainsi rencontrer parmi des gens ordinaires des hommes et des femmes extraordinaires. Je vais d'ailleurs me permettre de vous laisser apprécier un enregistrement vidéo d'une « simple femme Russe chantant ses espoirs accompagnée par son simple mari ».

 

Si les choses ont beaucoup changé à Moscou, et quelques autres grandes villes, c'est allé beaucoup plus lentement dans la Russie profonde où toute une génération a vécu une très difficile transition.

 

Un couple d'amis Bouriates, Alexandre MELNIK et son épouse Oksana, qui exploitaient, à Oulan-Oude sur les bords du lac Baïkal, une petite entreprise de distribution alimentaire (elle avait attiré mon attention... tout simplement parce qu'elle portait comme enseigne « Маленький Принц » - autrement dit « le Petit Prince » - avec le beau dessin du Petit Prince de Saint Exupéry) ont finalement choisi de venir vivre en Europe « parce qu'ils n'ont qu'une vie, m'avaient-ils dit ».

 


 

Alexandre MELNIK m'a fait parvenir il y a quelques années une carte de vœux originale en m'offrant cette vidéo d'une « tchastouchka »  dont je suis sûr, vous noterez et apprécierez la nostalgie touchante dans le décor d'un appartement russe comme ils étaient des millions là-bas à la fin de la Perestroïka.  

 

 

La « Бабушка » (lire « babouchka » qui veut dire grand-mère), en scène est passée à la télévision Russe depuis !... La vidéo originale a été retirée de YouTube en 2010 hélas, mais j'en ai retrouvé une plus commerciale du même couple devenu célèbre qui a pu s'acheter une petite isba...

 

 

 

Il s'agit bien là d'une « tchastouchka » (en Russe : « часту́шка »). C'est un type de chant traditionnel russe écrit sous forme d'une poésie de quatrains en tétramètres trochaïques avec un rythme en ABAB, ABCB ou moins fréquemment AABB. Très souvent humoristiques, satiriques, voire ironiques, les « tchastouchki » (pluriel de « tchastouchka ») sont souvent mises en musique, accompagnées d'accordéon ou de balalaïka. 

 

Le nom « tchastouchka » vient du russe « части́ть », qui signifie « parler vite ».

 

cf. ci-dessous une  « tchastouchka » un peu plus moderne, comme on peut les entendre à l'occasion d'un mariage; celle qui suit a été improvisée sur un parking d'autobus de station-service... Le rythme en est vraiment traditionnel !

 

 

 


 

Au départ, il s'agissait seulement d'un projet de distribution auquel s'était intéressé ma petite agence de logistique (cf. L’article n° 5 de notre Saga familiale - ENFIN ADULTES... Eeuhh C’EST CE QU’ON PENSAIT !).

 

Il s'agissait de veiller à la distribution d'aides alimentaires et d'expertises pour conduire des projets de coopération que l'UE de Bruxelles avait offert à l'Union Soviétique pour prévenir une crise alimentaire en Asie Centrale (avec probablement l'idée non avouée de précipiter quelque peu la fin de la guerre froide tout en se débarrassant, apparemment généreusement, d'une partie des stocks d'intervention de la PAC qui finissaient par coûter une fortune en frais logistiques de stockage à la Communauté Européenne).

 

Il fallait surtout veiller à ce que les mafias Russes larvaires ou renaissantes un peu partout ne mettent la main sur cette mane et c'est bien pour cela que la Communauté Européenne avait insisté pour que ce soit des experts européens qui puissent se porter garants de l'acheminement de toutes ces marchandises et de leur juste distribution.

 

Avec une équipe de logisticiens de la distribution, nous avons acheminé ainsi pendant trois ans des tonnes de produits agricoles depuis l'Europe, par conteneurs, tout en apportant, par la suite, une aide technique pour aider les toutes nouvelles Républiques de la Communauté des Etats Indépendants qui avaient pris leur gestion en main après le dernier putsch de Moscou en 1991 sans savoir comment elles allaient s'y prendre, car elles ne recevaient plus les instructions de Moscou comme elles les avaient reçues servilement depuis des décennies...

 

Ce ne fut pas facile, bien évidement, parce qu'en dehors de l'aide alimentaire nous étions fort limités dans les budgets d'intervention et ne pouvions qu'apporter nos conseils et notre expérience occidentale. Cette opération avait pour nom « TACIS » dont je m'étais porté responsable pour l'Asie Centrale afin d'aider à la modernisation d'outils et de structures devenus complètement obsolètes.

 

Qu'était-ce que « TACIS » ?

 

Le programme communautaire TACIS (Technical Assistance to the Community of Independant States) a été créé en décembre 1991 par les instances de la Communauté Européenne à Bruxelles.

 

Instrument financier d'assistance technique, il avait pour objectif d'encourager l'établissement de conditions favorables à l'économie de marché et de renforcer la démocratie naissante dans les pays concernés.

 

Présenté par la Commission Européenne comme « un programme d'échanges d'expériences et de transferts de compétences » TACIS finançait essentiellement des prestations intellectuelles et s'adressait en premier lieu, via des appels d'offres, aux sociétés d'Ingénierie et de Conseil Européennes.

 

C'est ainsi que nous sommes arrivés à remporter l'appel d'offre de la partie distribution alimentaire du projet avec notre petit cabinet de logistique de la distribution issu du Groupement Intermarché, sous la casquette du cabinet géant « VERITAS » qui nous a servi de mentor par le truchement de sa filiale technique « TECNITAS » qui était équipé d'un bureau de lobbying conséquent à Bruxelles sans lequel nous n'avions aucune chance de retenir l'attention des autorités Européennes!... 

 

TACIS reposait (et repose toujours) sur une double approche : sectorielle, prédominante qui se conjuguait avec des actions transversales répondant à certains impératifs géographiques ou aux besoins de certaines catégories de population.

 

La caractéristique novatrice de l'aide de la Commission résidait dans l'implication des régions Russes et des Républiques indépendantes dans le but d'accroître l'efficacité et surtout la visibilité des actions entreprises.

 

Des régions prioritaires ont été choisies dès 1991 (Le Nord de Moscou, les environs de Saint Pétersbourg, Kaliningrad, la Sibérie occidentale puis orientale) ou des collaborateurs de notre cabinet ont passé une dizaine d'années à mettre en place des projets innovants calqués sur les structures que nous connaissions bien en Europe.

 

Ainsi se sont développés des liens horizontaux entre des régions ou institutions européennes et cela, sans plus passer par le pouvoir central. 

 

La première phase du programme TACIS a porté sur la période 1991 à 1999.

 

Outre les grands projets, TACIS finançait de petits projets appelés « Быстро » (« bistro » en Russe se traduit par « vite » c'est d'ailleurs, là, l'origine même du vocable Français « bistrot » qui remonte à la campagne de Russie conduite par Napoléon... Les grognards de l'empereur au cours de leur longue marche à pied dans la neige avaient tendance à s'attarder dans les tavernes pour boire et se réchauffer, mais les Russes les pressaient en s'exclamant « bistro-bistro » qui voulait dire « vite-vite, dépêchez-vous » car leur régiment s'éloignait... et ces braves soldats - tout au moins ceux qui ont pu rentrer en France après la Bérézina - avaient ramenés ce souvenir de leur campagne de Russie en pensant que « bistro » voulait dire « taverne »!)

 

Ces petits projets permettaient d'apporter une réponse rapide à des demandes d'aide pour des micro-projets d'un montant inférieur à 100.000 €uros prenant en compte des besoins locaux.

 

Selon les évaluations de la Commission Européenne, les résultats les plus tangibles ont été obtenus dans deux secteurs : la restructuration des entreprises et les ressources humaines, qui ont d'ailleurs bénéficié de presque 40 % des financements.

  

En priorité, nous avions à mettre en place la réorganisation de la distribution alimentaire complètement désorganisée par le désengagement de Moscou qui autrefois centralisait tout et s'est arrêté brutalement en 1991.

 

Par exemple, en Asie Centrale, à partir d'un entrepôt sous douane qui nous avait été confié dans la banlieue de Bishkek, la capitale du Kirghizistan, il nous a fallu mettre en place un embryon de chaine de distribution avec plusieurs « supermarchés ».

 

 A Bishkek, nous disposions d'un entrepôt sous douane près de l'Aéroport.

 

Partant de là, nous avons restauré quelques magasins existants, mais dans un état lamentable parce qu'ils dataient de « la  période Brejnev » et n'avaient pas été entretenus depuis... De plus, ils étaient complètement vides (sauf le rayon alcools et vodka !) et nous les avons modernisés à l'image de ce que nous connaissions bien puisque pratiquement toute l'équipe des techniciens était issue du Groupement de distribution indépendant INTERMARCHE.

 

 

  

 Quelques supermarchés « Gastronom » avant

 

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Parallèlement à la restauration de quelques supermarchés ciblés, nous avions commencé avec de toutes petites boutiques, pour nous faire la main afin de valider rapidement les options qui nous semblaient devoir être prises... et aider des entreprises locales à les réaliser.

 

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Les mêmes supermarchés « Gastronom » après...

  

Ainsi nous avons pu mettre en place des outils performants qui ont donné confiance à nos interlocuteurs, notamment en participant à toutes les manifestations grand public comme le salon de l'alimentation de Moscou...

 

   

Dès 1992 nous avons systématiquement été présents sur le Salon de l'Alimentation de Moscou,

et présentions les produits fabriqués par INTERMARCHE 

 

Par exemple, au niveau de la boulangerie, nous avons fait appel à une équipe de l'école de boulangerie des Grands Moulins de Paris (à l'époque leur école était installée à Vitry-sur-Seine) qui nous a prêté main forte en formant des boulangers kirghizes qu'immédiatement nous avons installés à Bishkek... Si bien qu'en quelques semaines ont fleuri plusieurs ateliers de boulangerie, petites structures spécialisées que ne connaissaient pas les Kirghizes.

 

De fait, du temps de l'Union Soviétique le pain provenait uniquement de grandes usines à pain Russes qui ressemblait à du mauvais pain de mie, mais les kirghizes ne savaient pas faire de pain au levain... Je me souviendrai toujours de la tête du maire de Bishkek, lorsqu'un jour, revenant directement de Paris avec une brassée de baguettes fraiches, j'ai organisé un petit déjeuner des collaborateurs de la mairie avec du pain, de la confiture et du café au lait... Ils pensaient que j'avais ramené des brioches françaises ! Et ne pouvaient croire que l'on pouvait fabriquer de telle « Французские булочки - i.e. des « Brioches Françaises » à Bishkek...

 

Jusque là, ils se contentaient en effet soit du pain russe, soit du pain  « fait à la maison », ou plutôt dans la Yourte, qui ressemblait à du pain Marocain ou Libanais sans levain dont on collait les pâtons à la main à l'intérieur d'un four en forme d'amphore en terre cuite rudimentaire au fond duquel on plaçait un peu de braise. Quand le pâton se détachait de la paroi et tombait dans la braise, le pain était cuit !

 

C'est qu'ils n'avaient pas d'autres farines que le « черная пшеница - qu'ils prononçaient en anglais black wheat - et qui est en fait du blé noir », à savoir une variété de sarrasin grossièrement concassé à la main... Il nous a fallu faire venir des petites meules individuelles pour fabriquer de la farine T55 introuvable, avec du blé importé si ce n'est le sarrasin en un premier temps puis du blé d'hiver planté sur place ensuite dans la campagne autour de Bichkek...

 

 

    

La boulangerie avant...

 

 

La boulangerie avant... 

 

 

La boulangerie « APRES » présentant du «Французский хлеб» (pain français - i.e. des baguettes!)

 

De même, en ce qui concerne les produits d'hygiène du style shampooings, liquides vaisselle, nettoie-tout, qui étaient importés d'Europe à des prix prohibitifs pour la plupart des consommateurs car les Kirghizes, mais aussi les Russes ne fabriquaient aucun tensioactif et ne pouvaient proposer ces produits.

 

Un week-end où, en famille, nous étions passés à Avignon, j’ai eu l’a présence d’esprit de me rapprocher d’un vieil ami connu sous le sobriquet de « Roi de l’Escoubette » (L’Escoubette est un mot provençal qui désigne la grosse moustache fournie des anciens, mais qui a donné son nom par analogie… à la brosse à chiottes !)  

 

Mon ami Charles ROZENBLIT et son Frère avaient eu en effet, l’idée géniale, dans les années 70, de fédérer les ateliers des artisans qui fabriquaient balais et brosses en tous genres de La Palud, un petit village au nord d’Orange dont les brosses étaient devenues la spécialité régionale avec le temps et la présence des ajoncs des bords du Rhône, et ils avaient fait se rapprocher ces fabricants de brosses qui fleurissaient le long de la Nationale 7, et qui ont fait sa fortune. 

 

En effet, pressentant le développement de la grande distribution, ils avaient installé sur la zone de Courtine d’Avignon un atelier de conditionnement des brosses et balais de La Paluds, et ils ont eu l'idée de les mettre sous blister pour la grande distribution en même temps qu'ils se sont mis à fabriquer une quantité de petits produits d'hygiène du style des pinces à linge ou des cintres en fil plastifié..., et ils avaient mis au point le fameux « Monsieur Propre » qu'ils fabriquaient dans leur usine de la Courtine à Avignon.

 

En discutant sur un coin de table de bistrot à l’apéritif, Charles ROZENBLIT m’a suggéré d’importer en Russie des palettes-conteneurs de 1000 litres de bases tensioactives concentrées pour fabriquer sur place des produits nettoyants sans dépenser bêtement du transport inutile puisque le composant principal de ces produits est de 80 à 90% d’eau, ce qui permettrait à la fois d’offrir des prix défiant toute concurrence et de donner du travail à des autochtones qui en avaient bien besoin !

 

Et il m’a fait la proposition de mettre à ma disposition toute une gamme de bases tensioactives en y incorporant différents additifs (colorants et parfums) dès le départ, qui permettaient indifféremment d’en préparer des liquides-vaisselle, des nettoie-tout ou des shampoings en y rajoutant de l’eau tout simplement…

 

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La palette-conteneur de 1000 litres, avec 28 palettes par camion, et un élévateur de palettes...

 

On pouvait ainsi transporter 28 palettes sur un camion qui permettait ainsi de fabriquer et proposer 28 produits différents à l’arrivée. En effet, il suffisait de disposer à Moscou d’un petit local, d’un élévateur du style « Clark » dont on se sert pour charger les camions, de façon à soulever une palette-conteneur de 1000 litres à 2 mètres de haut après y avoir mélangé à la main une part de base tensioactive pour 10 à 15 parts d’eau du robinet.

 

On plaçait sur le robinet de vidange de la palette une sorte de rampe de remplissage, ni plus ni moins qu’un tuyau de 3 m muni d’une demi-douzaine de robinets à poussoirs qui permettaient à quelques ouvrières de remplir, à la main, des flacons, de les étiqueter et les conditionner dans des cartons de 6 flacons que Charles se proposait de m’envoyer à plat pour que ça tienne moins de place. 

 

J’ai eu tôt fait de trouver à Moscou deux apparatchiks qui disposaient d’un petit local et d’un peu d’argent pour installer deux ateliers et une petite machine d’occasion pour souffler des flacons de différentes dimensions à partir de préformes de polychlorure de vinyle importées qu'il ne nous était pas possible de fabriquer sur place tout comme les capsules…

 

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Principe des préformes à souffler pour la fabrication des flacons en PET...

 

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Flacons pour du gel-douche ou pour des liquides-vaisselle

 

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Ou encore flacons pour des liquides multi-usages ou des flacons de « Mr Propre »

 

 

Charles ROZENBLIT m’avait fait préparer des rouleaux d’étiquettes autocollantes à sa marque en utilisant une déclinaison de son nom « ROZENBAL », avec la mention autorisée « made in France »… pour se faire plaisir, mais avec mon adresse personnelle à Saint Lambert !

 

 

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La gamme des shampooings à la marque Rozenbal, « made in France »

mais « packed in Russia » !... adaptés aux goûts et aux couleurs des babouchkas.

 

 

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Avez-vous remarqué l'adresse du fabricant ?... (sic!)

C'était celle de mon domicile au sud de Versailles... Ca ne pouvait pas être plus Français !

 

 

Forts de cette première expérience, nous avons ainsi importé du tensioactif concentré en vrac dans des palettes conteneurs de 1000 litres dans lesquelles l'usine introduisait, dès le départ, les différents colorants ou parfums synthétiques que nous lui indiquions de façon à pouvoir réintroduire de l'eau dans la proportion de 1 pour 10 voire 1 pour 20 à l'arrivée à Bichkek selon les produits et embouteiller sur place, ce qui nous permettait de faire l'économie du transport de l'eau tout en offrant à la main d'oeuvre autochtone du travail pour façonner, remplir, étiqueter et conditionner les flacons de produits finis sans outillage sophistiqué qui revenaient au quart du prix des produits importés et avait l'aspect moderne des produits Européens en laissant une bonne marge bénéficiaire aux distributeurs locaux !

 

C'est ainsi qu'on a vu se distribuer sur les marchés Kirghizes et dans les magasins, pratiquement du jour au lendemain, des shampoings à la marque ROZEMBAL de fort bonne qualité que l'on proposait sous une demi-douzaine de parfums dont les plus prisés des dames Kirghizes étaient la pomme verte, le tilleul, la cerise, la lavande et le citron adaptés à tous les types de cheveux...

 

De même, on a commencé à se servir de liquides vaisselle au citron ou à la pomme pour nettoyer les casseroles et gamelles au lieu de la traditionnelle cendre mélangée à du sable !   

 

Pour tout un tas d'autres projets, nous avons du monter sur place dans la banlieue nord de Moscou ainsi qu'à Leningrad redevenue Saint Pétersbourg au lendemain du premier putsch de 1991, un bureau où nous avons réuni les quelques compétences qui nous permettaient de répondre à toutes les demandes sérieuses.

 

Au tout démarrage de notre action, nous avions du passer par un très officiel bureau de représentation qui était plus ou moins phagocyté par les anciens usages du KGB... Même nos employés autochtones n'osaient s'exprimer librement. Je me souviendrai longtemps de Valery OULIANOV, notre interprète qui n'osait même pas envoyer de fax de peur qu'ils soient interceptés par les autorités soviétiques et qu'il en soit tenu pour responsable! Il nous soutenait que tous nos faits et gestes étaient en permanence observés par les autorités qui n'attendaient que le faux-pas pour nous expulser (ce qui avait hélas été la triste réalité même pendant la Perestroïka). 

 

Dès 1992, nous avons embauché deux jeunes secrétaires, Natacha et Irina, enthousiasmées par l'action que l'on se proposait de mener et toutes heureuses de percevoir un salaire bien supérieur à celui de leurs relations d'école (mais qui ne représentait pourtant que 50% du SMIC Français!).

 

Puis nous avons eu la chance de rencontrer Sergueï VOTCHILINE, un sympathique Colonel de l'Armée Rouge qui, sentant qu'il n'avait plus aucun avenir dans l'armée rouge avait décroché et, pour faire vivre sa famille, il avait accepté de diriger le bureau de représentation. Tous trois étaient parfaitement bilingues français/anglais et parlaient un français sans accent sans avoir jamais mis les pieds en France!

 

Natacha, d'ailleurs, possédait une culture française extraordinaire bien qu'elle n'avait jamais quitté OREL, sa ville natale au sud de Moscou, non loin de la frontière avec l'Ukraine. Elle se permettait de souligner les fautes d'accord ou les fautes d'orthographe qu'il nous arrivait de faire dans nos brouillons des « reports » quant à notre activité que nous devions envoyer chaque semaine à Bruxelles par COMPUSERVE, l'ancêtre d'Internet (il nous fallait appeler un n° de téléphone à Alma-Aty, Moscou ou Saint Pétersbourg et nous y basculions nos écrits avec un appareil téléfax qui transformait le document en impulsions électriques...)

 

Irina, quant à elle, est tombée amoureuse de l'un des jeunes agriculteurs français que nous avions fait venir avec toute une équipe de jeunes diplômés d'un lycée agricole du midi pour qu'ils ré-enseignent aux Kolkhoziens et Sovkhoziens comment nourrir leurs vaches ou comment planter leur blé... En effet, le régime soviétique avait complètement transformé les paysans en ouvriers qui se contentaient de faire ce que les autorités leur demandaient de faire. Avec le temps, depuis la révolution, plusieurs générations avaient ainsi perdu toute qualification professionnelle!

 

Irina s'est finalement marié avec Thibault, son jeune et bel agriculteur et vit maintenant à Barcelonnette dans les Basses Alpes où elle vit la vie de la ferme de son mari... le matin, elle distribue le courrier car, après une formation spécifique elle est devenue facteur de la Poste, et l'après-midi elle s'occupe des vaches et de ses enfants... 

 


 

La Russie a été le principal bénéficiaire des opérations TACIS avec plus de 30%  des fonds alloués pour un montant global de 1,2 milliard d'€uros, hors programmes régionaux.

  

Malgré certains succès, de nombreux griefs ont été formulés à l'encontre du programme TACIS tel qu'il avait été conçu au départ: des objectifs imprécis et bien peu adaptés aux réalités du terrain (et pour cause... nous ne les connaissions pas!) une gestion trop centralisée au profit de la Commission, des canaux de transmission inadéquats, des dotations trop faibles.

 

Le programme TACIS a donc été revu à la lumière de cette première expérience acquise lors de l'intervention de 1991 à 1999 et a été reconduit pour 6 ans... Mais je n'ai pas participé à la deuxième phase, ayant pris ma retraite entre temps.

 

En fait, pour remédier aux défauts de la 1ère phase du programme, le Conseil a recommandé une décentralisation des décisions, une concentration des projets sur un certain nombre d'objectifs restreints et une meilleure cohésion entre les différents instruments de la politique de l'Union. C'est tout au moins ce que les opérateurs de la première période dont j'étais avaient préconisé, et sagement la Commission s'est rendu à l'évidence.  

 

Malgré ses imperfections, le programme TACIS a été l'instrument sur le terrain de la politique européenne à l'égard de la Russie; mais il a également joué un rôle dans la définition progressive de cette politique, par la connaissance des réalités soviétiques qu'il apportait à l'administration de Bruxelles.

 

Je me souviendrai toute ma vie des sages conseils prodigués par un des responsables de la Commission à notre équipe au moment où nous nous sommes préparés, à Paris et à Bruxelles, avant de partir sur le terrain, pour ces actions TACIS, en évitant soigneusement l'angélisme.

 

Il nous avait cité le Français Alexis de Tocqueville qui avait déjà vécu ce genre de période lors de la conquête du nouveau monde... Tocqueville nous a en effet laissé un héritage appréciable et prémonitoire quant à sa propre expérience, je cite :

 

« Lorsque le goût des jouissances matérielles se développe chez un de ces peuples plus rapidement que les lumières et que les habitudes de la liberté, il vient un moment où les hommes sont emportés et comme hors d’eux-mêmes, à la vue de ces biens nouveaux qu’ils sont prêts à saisir...


... Si, à ce moment critique, un ambitieux habile vient à s’emparer du pouvoir, il trouve la voie ouverte à toutes les usurpations. Qu’il veille quelque temps à ce que tous les intérêts matériels prospèrent, on le tiendra aisément quitte du reste. Qu’il garantisse surtout le bon ordre. Les hommes qui ont la passion des jouissances matérielles découvrent d’ordinaire comment les agitations de la liberté troublent le bien-être, avant que d’apercevoir comment la liberté sert à se le procurer...


... Je conviendrai sans peine que la paix publique est un grand bien ; mais je ne veux pas oublier cependant que c’est à travers le bon ordre que tous les peuples sont arrivés à la tyrannie. Il ne s’ensuit pas assurément que les peuples doivent mépriser la paix publique ; mais il ne faut pas qu’elle leur suffise.


... Une nation qui ne demande à son gouvernement que le maintien de l’ordre est déjà esclave au fond du cœur ! »

 

Nous avons pu mesurer la justesse des conseils pendant toute la durée de notre intervention... et depuis hélas le retour du Tsarisme moderne que nous constatons à travers les interventions de POUTINE...

 

Je regorge ainsi de quantités de petites anecdotes significatives de la vie courante qu'il m'est difficile de rapporter sur un simple blog sans risquer d'ennuyer mes lecteurs mais je vais en citer quelques unes avec un petit clin d'œil à l'équipe autochtone qui nous a entouré de ses conseils et de leur enthousiasme et quelques photos de mauvaise qualité (car je n'en ai plus les originaux et suis obligé de les scanner!)

 

Notre assistance, en ce qui me concerne personnellement,  portait sur cinq Républiques, le Kazakhstan, le Kirghizistan, l'Ouzbékistan, la Bouriatie et le Bachkortostan; les trois premières sont devenues indépendantes et les deux dernières, devenues autonomes, faisaient partie de la Fédération de Russie.

 

Le Kirghizistan, le Bachkortostan et la Bouriatie sont de loin les Républiques qui m'ont le plus passionné, ne serait-ce que par l'accueil chaleureux de leurs habitants qui ont su conserver une bonne part de leurs traditions malgré les 70 ans de communisme qu'ils avaient subi.

 

Par ailleurs, ces pays avaient à faire face à plus de difficultés que les autres du fait même qu'ils n'avaient pratiquement aucune source d'énergie si ce n'est les centrales thermiques Russes approvisionnées par du pétrole Russe qu'il leur fallait maintenant acheter au prix fort... et qui donc devaient tourner au ralenti en attendant qu'on installe de petites centrales hydroélectriques au fil de l'eau qui ne manquait pas dans ces pays montagneux!

 

Le Kazakhstan, qui avait déjà de nombreuses relations avec l'Europe, a vite compris comment ça fonctionnait et nous ne sommes intervenus que sur des projets bistro et la restructuration d'entreprises.

 

Nous n'avons pas pu faire grand chose pour l'Ouzbékistan complètement phagocyté par la corruption de tout l'appareil d'état à commencer par son Président, Islom KARIMOV, qui « régnait » en maître depuis 1990 et qui, par un jeu d'interprétations des textes quelque peu ambigus, avait fait sauter l'interdiction de renouveler plus de deux mandats de 7 ans, et s'était fait nommer à vie tout en désignant son fils pour lui succéder!

 

Cette République était pratiquement dans le même état que l'Afghanistan au début de l'intervention Américaine... qui a, en fait, pourri l'Ouzbékistan en plus d'être une plateforme de la drogue, par l'argent facile que les USA ont déversé sur ce pays pour pouvoir se servir de quelques bases aériennes.

 

Comment voulez-vous convaincre un paysan qui exploite un lopin de terre de 5000 m² de pavots pour nourrir sa famille, qu'il lui faudrait exploiter cinq ou six hectares de blé ou de patates pour arriver au même résultat, s'il n'y a pas une volonté politique d'éradiquer ce fléau, qui se poursuivra aussi longtemps que des occidentaux achèteront cette drogue ? 

 

Par ailleurs, le pays essentiellement musulman a naturellement fait confiance à l'assistance turque voisine; et la Turquie s'est empressé de placer ses pions...

 

Pour le Kirghizistan, par contre, nous avons pu faire un travail constructif, aidés en cela par le Président de l'Assemblée Nationale qui voulait sincèrement faire sortir son pays de l'ornière où l'avait enlisé la fin du régime soviétique...

 

Carte du Kirghizistan (2).jpg

 

Le Kirghizistan est un tout petit pays de la CEI (la Communauté des Etats Indépendants issus de l'Union Soviétique) qui longe la frontière à la fois de la Chine, du Kazakhstan, de l'Ouzbékistan et du Tadjikistan... qui mesure 600 Km au maximum dans sa longitude et 300 Km dans sa latitude avec deux chaines de montagnes d'Ouest en Est, l'Alaï au sud et celle de l'Alatau au Nord qui divisent le pays en deux grandes vallées avec des sommets pratiquement infranchissables dont le "Pic du Communisme" (autrefois nommé le Pic Lénine - 7134 m) à l'extrême-Sud, le pic Pobedy (7439 m) à l'extrême-Est et une ligne de crêtes faisant office de frontière avec la Chine permettant seulement deux passages de pistes de très haute montagne entre ces deux pics dont l'une à Sary-Tash à près de 3000 m et l'autre au col du Torougart à 3752 m, et à mi-distance entre ces deux pics, celui de Dankouva à 5982 m (cf. la 2nde carte du relief ci-après)! 

 

L'une de ces deux vallées, celle de Fergana, est notamment le réceptacle de la puissante rivière Naryn, qui traverse la totalité du pays depuis les hauteurs des Tian Shan au nord-est du pays. Passée en Ouzbékistan et conjuguée aux eaux rouges du Karabalta, elle devient le Syr Daria, l'un des deux principaux fleuves nourriciers de l'Asie Centrale qui terminait autrefois sa course dans la Mer d'Aral, et dont le lit est aujourd'hui quasiment à sec après son passage entre Ouzbékistan et Kazakhstan.

 

Autrefois, avant l'indépendance, le Kirghizistan fournissait de l'eau à l'Ouzbékistan et au Kazakhstan, mais depuis les difficultés économiques qui font que le Kirghizistan ne peut plus payer les factures de gaz et de pétrole en provenance de ces deux voisins, le pays se sert de l'immense réservoir de Toktogoul qui alimente la vallée de Fergana pour produire de l'électricité hydraulique. 

 

 

 

Carte-Kirghizistan-3.jpg

Carte du relief du Kirghizistan, dont on remarque qu'il se situe à prés de 2000 m d'altitude en moyenne !

 

 

Le drapeau national du Kirghizistan reprend le rouge du drapeau soviétique mais en son centre on a placé un symbole particulier qui n'est autre qu'un symbole de lumière (le soleil) qui entoure la roue que l'on place en haut des deux mats de soutien des yourtes, l'habitat traditionnel du peuple Kirghize, essentiellement une nation de nomades qui se déplacent en permanence avec leur troupeau à la recherche de pâturages...

KGZ.gif      

Drapeau national du Kirghizistan.jpg

Pour votre information, voici de quoi se compose une yourte Kirghize :

 

La yourte peut se démonter en deux heures et être transportée sur trois chevaux.

 

1) Porte, roue, poêle et tapis de sol sur le premier,

2) les 2 mâts supportant la roue, le faisceau des 81 rayons de bois qui vont supporter le toit de la tente, et l'armature des parois en treillis articulés repliés en un gros rouleau, sur le second,

3) et enfin, l'épaisse toile de feutre de poils de chevaux roulée sur le troisième. 

 

 

Yourte_en_situation.jpg

 

Yourte_en_montage.jpg

 

 

Yourte_en_situation (3).jpg  Yack.jpg

Yourtes dans la neige (6 mois par an !) et une petite fille en train de traire un Yack...

 

L'hiver, il fait tellement froid (de -20° à -40° voire +) qu'il est une règle à laquelle aucun Kirghize ne saurait déroger... C'est un devoir que d'offrir l'hospitalité à tout homme qui passerait a coté d'une yourte.

 

On lui offre une boisson chaude, suivi de « закуски » (zakouskis, de petits toasts de toutes sortes dont des baguettes de foie et de graisse d'agneau, accompagnés du traditionnel « koumis » - le lait de jument fermenté - et des non moins traditionnels « kourouts » - des boulettes d'une sorte de yaourt de lait de yack séchées, sans oublier l'inénarrable vodka héritée de la période soviétique...)

 

Kourout.jpg  yourte démontée.jpg

             Séchage des Kourouts...                            et une yourte démontée prête à être chargée...

On remarque la « roue » qui domine le toit de la yourte et qu'on retrouve sur le drapeau !

 

 

Quand on arrive à Bishkek, capitale du Kirghizistan, en venant d'Alma Aty au Khazakhstan, voici le paysage !

 

 

 Mais, peu à peu, on voit se profiler les chaînes de montagnes du Pamir au loin...

 

 

Pic lénine 7134m.jpg

Et son point culminant le fameux Pic Lénine, le plus haut sommet de l'Ex-URSS (7134 m!)

 

Le Pic Lénine était nommé autrefois le pic du Communisme, bien que le pic Pobédy à l'Est le domine de ses 7439 m, mais, il est vrai, qu'il est sur le versant chinois de la frontière... 

 

 

 Pour parvenir bientôt au lac Issyk Kool

 

poisson issyk.JPG

et les morues du lac Issyk Kool (lac légèrement salé)

 

 

Le profil traditionnel du « Sage » Kirghyze sur sa jument...

 

 

Remarquez, tout de même, par où il passe pour rejoindre son troupeau !

  

 

 

 

 

 

 

Bla... bla... Bla ! La suite dans quelques semaines !

 

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Les armoiries de la Russie du Tsar et contemporaines (avec St Georges terrassant le dragon).

 


 

 



01/01/2013
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