TOUT SUR LES HUILES ESSENTIELLES INCONTOURNABLES ET LES EPS...

  

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Voici une petite mise en garde contre l’usage inconsidéré des huiles essentielles.

Elles ne peuvent être prescrites sans l'avis d'un thérapeute patenté

pour les femmes enceintes ou qui allaitent

et les jeunes enfants de moins de 4 ans,

 

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Mais pour tous les autres, elles sont recommandées,

et un secret de longévité sans difficulté

 sans une quelconque douleur

 

 

Cela dit, en Provence on a l’habitude de dire qu’il pousse « un simple » (à savoir une herbe ou un végétal) pour combattre chaque maladie.

 

Le Bon Dieu a bien fait les choses et ce qui suit est sa pharmacie !

 

Au 1er siècle de notre ère, un grec né en Cilicie (Arménie) nommé Pédanius DIOSCORIDE fut probablement le premier « phytothérapeute » de tous les temps. Il publia en l'an 78 le premier véritable herbier d’Europe, le « De materia medica ». Ce fut l'ouvrage de référence pendant près de 1000 ans.

 

Par la suite, après la chute de Rome, les ordres monastiques, particulièrement les bénédictins, perpétuèrent et encourageaient l'herboristerie. L'abbesse bénédictine HILDEGARDE de BINGEN (1098-1179) du couvent de Ruperstburg, en Rhénanie, est considérée comme la plus remarquable herboriste de son temps et la première des « naturopathes ».

 

Plus tard, une grande tradition en herboristerie vit le jour dans ce qui était à l'époque « le Nouveau Monde », les Amériques. Les amérindiens initièrent les colons blancs aux vertus médicinales de plusieurs plantes.

 

On mit au point des processus qui permettaient de tirer des plantes leurs principes actifs par infusion dans de l'eau chaude depuis la nuit des temps, puis par la distillation dans des alambics à vapeur d'eau ce qui permets d'extraire des huiles essentielles, et depuis les années 1990 par un procédé tout nouveau nommé EPS (= Extraits de Plantes Standardisés), à savoir que les plantes sont broyées à froid (< à 90°); leurs molécules actives sont ensuite récupérées par multi-extraction hydro alcoolique et préservées dans une solution glycérinée sans sucre et sans alcool.

 

Il va sans dire que toutes les huiles essentielles et/ou préparations aux huiles essentielles que nous évoquons doivent être soigneusement choisies de grande qualité, et tous les « ingrédients » doivent, si possible, être issus de l'Agriculture Biologique.

 

Pour les EPS la question ne se pose pas, puisque en France ils sont soumis systématiquement à l'ANSM, l'Agence Nationale de Sécurité du Médicament, qui évalue et autorise ensuite leur mise sur le marché.

 

Ma sorcière préférée, en l’occurrence mon épouse, Martine, a depuis longtemps utilisé les infusions de plantes et les huiles essentielles pour soigner les petits bobos de la vie. Elle tenait cette connaissance de sa maman qui avait transmis à sa fille ainée, Marie et à sa cadette, Martine, les bases de cette médecine douce que l'on peut pratiquer avec les plantes.

 

Alors, devant sa cassette d’huiles essentielles qui contient très exactement 24 fioles (+ ou – 5 ou 6, ça dépend des saisons !) je lui ai demandé de composer pour vous le contenu idéal d’une trousse de base d’huiles essentielles, bref « les incontournables ».

 

On va donc en faire l'inventaire dans l’ordre d’importance (les incontournables puis les complémentaires, les mélanges tout préparés indispensables et enfin les EPS !) et je vous indiquerai ensuite comment les utiliser car chaque bobo peut être soigné par des plantes que ce soit sous forme d'Huiles Essentielles, ou d'EPS, soit exclusivement, soit en complément d'une médication prescrite par un médecin dans un autre article intitulé « LES SECRETS DE MA SORCIERE POUR SOIGNER TOUS LES BOBOS » que vous pouvez ouvrir sur une autre page en cliquant ici.

 

Voici donc la composition de la trousse d'Huiles Essentielles de Martine. La plupart se présentent en petits flacons de 10ml.

 

huile-essentielle-lavande-vraie-bio-10-ml.jpg

 

Elle n'est pas exhaustive bien sûr, mais amplement suffisante pour faire face aux petits tracas de tous les jours !

 


 

1) l'Arbre à Thé ou « Mélaleuca alternifolia », son nom botanique :

 

Utilisations :

        • par voie orale.
        • dans le bain.
        • en application cutanée par massage.
        • en diffusion dans l’air.
        • en fumigation pour les voies respiratoires.

Pas de contre indication sauf pour alerte-sur-dangers-femmes-enceintes-blog.jpg

 

L’arbre à thé - du genre Melaleuca, dont font partie les Eucalyptus (cf. § 4) et le Niaouli (cf. § 20) est dérivé du grec melas, μελα = « noir » et leukos, λευκο = « blanc ». L'épithète spécifique alternifolia est dérivé du latin alternus « alternant » et folium « feuille ».

 

C'est un arbre de taille moyenne (4 à 6m) d'origine Australienne appelé « Tea Tree ». Son tronc est très tortueux comme celui de l'olivier, son écorce se détache facilement, et ses feuilles ressemblent à des épines d'épicéa disposées en alternance autour d'un rameau (d'où « feuilles alternées »). 

 

L'Arbre à Thé fleurit au printemps (Octobre / novembre en Australie).

 

Il pousse dans les marécages et le long des rivières du Queensland (sur la côte est australienne, au Nord de Sydney) 

 

C'est le Capitaine Cook qui le découvrit en 1770 et en ramena quelques exemplaires à Londres. Les anglais le nommèrent ainsi parce que les Aborigènes s'en servaient comme la boisson bien connue des britanniques, en infusion dans l'eau bouillante, mais la plante n'a rien à voir avec le théier.

 

En effet, les Aborigènes de la côte Est utilisaient l'infusion de ses feuilles pour soigner la peau et en faisaient des cataplasmes pour panser les blessures.

 

 

Melaleuca_alternifolia.jpg      Arbre à thé.jpg

 

Son Huile Essentielle est obtenue par la distillation des feuilles à la vapeur d'eau: son odeur est très forte et peu agréable... mais c'est l'une des H.E. les plus efficaces ! Son rendement est de 1%, soit un kilo d’huile essentielle pour cent kilos de plante. 

 

Il faut noter que c'est une des rares Huiles Essentielles (H.E.) très puissantes avec celle de « Lavande vraie » que l'on peut appliquer directement et en l'état sur une plaie ouverte pour la désinfecter et la cicatriser. 

 

Au nord de Sydney dans le Queensland, un lac avait la réputation d’avoir une eau magique…

 

En fait, cela provenait de l’infusion des feuilles des arbres à thé qui poussaient tout autour du lac et qui tombaient régulièrement dans l'eau la transformant ainsi en une immense infusion...

 

Si vous n'aviez qu'une seule fiole à emporter, choisissez l'ARBRE A THE ou la LAVANDE VRAIE !

 


 

2) La Lavande Vraie ou « Lavandula Angustifolia », son nom botanique :

 

Utilisations :

        • par voie orale.
        • dans le bain.
        • en application cutanée par massage.
        • en diffusion dans l’air.
        • en fumigation pour les voies respiratoires.

Pas de contre indication sauf pour  alerte-sur-dangers-femmes-enceintes-blog.jpg

 

Je lui ai consacré un article entier et vous conseille de le consulter après coup en cliquant ici car vous saurez tout sur cette plante miraculeuse de la Haute-Provence ! 

 

La Lavande Officinale « Vraie » ou « Fine » est une plante naturelle, en principe sauvage, qui se reproduit par graines ou par bouturage et donne des plantes d'aspect hétérogène. Elle est uniquement cultivée entre 800 et 1800 m d’altitude. En deçà, il ne peut s'agir de lavande vraie mais d'un hybride nommé « Lavandin ».

 

La « Lavande Officinale Vraie » est un sous-arbrisseau vivace, non ramifié, d'une taille de 20 à 60 cm. Elle pousse sur des terrains fortement calcaires, et sa floraison à lieu à partir de la fin juin jusqu'à la mi-aout.

 

Les fleurs sont disposées en hampes florales composées d’un seul épi paniculé court ne comportant que 6 à 10 groupes de fleurs maximum (Le Lavandin en a beaucoup plus… d’où son rendement, mais son essence n'a pas les qualités de celle de la Lavande vraie). Les couronnes de fleurs inférieures sont toujours séparées des supérieures par un espace de tige, ce qui permet de les reconnaitre à coup sûr.

 

Les fleurs comportent un calice composé de cinq pétales soudés, couverts de poils, de couleur bleue violacée voire blanche qui composent une corole bilabiée, dont une lèvre de deux pétales (lèvre supérieure bifide), et l’autre lèvre de trois pétales (lèvre inférieure trilobée). 

 

 

Lavande vraie.jpg      fleur de Lavande vraie lavandula angustifolia.jpg

 

Son H.E. est obtenue par distillation des fleurs qui apparaissent en été. Elle est d'une odeur très agréable et son rendement très faible. Pour ses qualités aromatiques elle est très recherchée par les parfumeurs, ce qui explique son prix pratiquement six fois plus cher que celle de son hybride, le Lavandin (pour mémoire : 1 hectare de Lavande Vraie permets de produire environ 15 litres d'huile essentielle seulement au lieu de 100 Litres pour le Lavandin… CQFD !)

 

C'est à la fois un puissant antiinflammatoire, un antidouleur, un antiseptique cicatrisant et un antiparasitaire remarquable ! C'est pour ces qualités que des hôpitaux victimes de maladies nosocomiales s'en servent à nouveau en diffusion dans l'air des services pour détruire toutes les bactéries... On n’a pas trouvé mieux ! 

 

Si vous n'aviez que 2 fioles à emporter, choisissez l'ARBRE A THE et la LAVANDE VRAIE !

 

 


 

3) La Menthe Poivrée ou « Mentha Piperita », son nom botanique :

 

Utilisations :

        • par voie orale.
        • dans le bain.
        • en application cutanée par massage.

Contre indications pour  alerte-sur-dangers-femmes-enceintes-blog.jpg  et A NE JAMAIS UTILISER :

        • en diffusion dans l’air.
        • en fumigation pour les voies respiratoires.

 

La Menthe poivrée est une plante herbacée de la famille des Lamiacées. C'est une menthe issue d'une hybridation spontanée, hexaploïde, entre la menthe aquatique et la menthe verte, cultivée en Angleterre à partir XVII siècle.

 

Si les menthes sont connues et appréciées pour leurs qualités aromatiques depuis l'Antiquité, certaines ont acquis une grande valeur économique depuis seulement quelques décennies. Des 18 espèces de menthes actuellement acceptées sur le marché, seulement trois (la Menthe Aquatique des bords de rivières (Mentha Aquatica), la Menthe Canadienne (Mentha Canadensis) et la menthe verte (Mentha spicata = Menthe en épi) et leurs hybrides (Mentha gracilis, Mentha piperita, Mentha villosonervata) dominent le marché mondial pour la production d'huile essentielle.

 

C’est la menthe verte qui est la plus couramment employée en cuisine et c’est donc surtout elle qu’on trouve dans le commerce.

 

 

Menthe poivrée.jpg  Mentha_canadensis.jpg  Mentha_Spicata.jpg

Menthe verte,                  Menthe Canadienne,                Menthe en épi

 

Son H.E. est l'une des plus utilisées en Europe pour ses bienfaits sur le système digestif, les douleurs digestives, les inflammations intestinales qui en feraient oublier sa capacité première à rééquilibrer le système nerveux, apporter de la fraicheur à l'esprit et combattre les chocs émotionnels.

 

Vous avez tous en tête le miracle d'une goutte de menthe sur un sucre pour apaiser un choc... voire pour prévenir le mal au cœur des enfants en auto... 

 

Les feuilles de bonne qualité de Mentha piperata destinées à l’aromathérapie contiennent plus de neuf millilitres d’huile essentielle par kilogramme sec.

 

Le rendement de la distillation de cent kilos de feuilles et sommités fleuries varie considérablement selon les menthes et les lieux : de deux cents grammes à deux kilos d’huile essentielle.

 

Pour la menthe poivrée, le rendement est de 0,8 % à 1,2 %, soit huit cents grammes à un kilo deux cents grammes d’huile essentielle pour cent kilos de plante fraîche.

 

Si vous n'aviez que 3 fioles à emporter choisissez l'ARBRE A THE, la LAVANDE VRAIE et la MENTHE POIVREE !

 


 

4) L'Eucalyptus « Globulus » et/ou « Radiata », leurs noms botaniques :

  

Utilisations :

        • par voie orale.
        • dans le bain.
        • en application cutanée par massage.
        • en diffusion dans l’air.
        • en fumigation pour les voies respiratoires.

Pas de contre indication sauf pour alerte-sur-dangers-femmes-enceintes-blog.jpg

 

Deux arbres de la grande famille des Myrtacées possédant presque les mêmes propriétés mais de forme et d'origine différentes.

 

 Eucalyptus_Globulus.JPG      Eucalyptus_citronné.jpg
Eucalyptus Globulus,                         Eucalyptus Radiata

 

Les H.E. d'Eucalyptus proviennent de la distillation à la vapeur des feuilles. 

 

Le rendement de la distillation des feuilles d’eucalyptus à la vapeur d’eau est d’environ 2 %, soit deux kilos pour cent kilos de plante.

 

On a tous en tête les propriétés de l'Eucalyptus pour les voies respiratoires. « O »

 

Très utilisé pour ses propriétés curatives, l'Eucalyptus Globulus, cet arbre dont les feuilles servent souvent à introduire une belle couleur verte dans les bouquets de fleurs possède en plus une action antivirale, antifongique, antibactérienne et expectorante.

 

Une 3ème variété d’eucalyptus dite « citronné » (Eucalyptus citriodora citronnellalifera) de Madagascar ou du Vietnam fournit une huile essentielle majeure pour soulager rapidement un foyer inflammatoire important.

 


 

5) Le Citronnier ou « Citrus Limonum », son nom botanique,

et le Pamplemoussier « Citrus Paradisii », son nom botanique,

 

Utilisations :

        • par voie orale.
        • dans le bain.
        • en application cutanée par massage.
        • en diffusion dans l’air.
        • en fumigation pour les voies respiratoires.

 

Pas de contre indication sauf que... ATTENTION :    alerte-sur-dangers-femmes-enceintes-blog.jpg

les H.E. du citronnier, du pamplemoussier comme de toutes les agrumes  ne peuvent pas être utilisées chez la femme enceinte ou qui allaite et chez les enfants de moins de 4 ans !

 

Originaire de Chine ou d'Inde, le citron est parmi les fruits les plus connus. Cultivé aujourd'hui dans toutes les régions méditerranéennes, il y est sûrement parvenu par la route des épices. Les Grecs l'appelaient d'ailleurs « Pomme de Médie », du nom d'une partie de la Perse.

 

Le pamplemousse (nom qui vient du Néerlandais pamplemoues qui veut dire « Gros Citron »), est connu en Europe depuis le XIIème siècle. Il est particulièrement riche en vitamines C, A et B, en minéraux et en oligoéléments. Il existe diverses variétés de pamplemousses : le pomélo, le blanc, le rose, le sanguin...

 

 

 citronnier.jpg      Pamplemoussier.jpg

Citronnier des 4 saisons,                Pamplemoussier

 

Le jus de citron, au pouvoir antiseptique connu depuis la nuit des temps, est très utilisé, même dans la cuisine de tous les jours. Il suffit d’arroser de jus de citron un ingrédient pour en détruire les bactéries nocives.

 

L'huile essentielle de citron est obtenue par distillation du zeste du fruit : il faut compter environ trois mille citrons mûrs pour obtenir un kilo de cette huile essentielle ! 

 

Le citron comme le pamplemousse est cueilli avant complète maturité et, comme pour tous les agrumes, son essence est obtenue par extraction à froid à partir des zestes. On pressait jadis ceux-ci au-dessus d’une éponge. Son rendement est de 4 %, soit quatre kilos d’essence pour cent kilos de zestes de fruit.

  

Il existe souvent plusieurs types d’huiles essentielles obtenues du zeste ou par distillation de la feuille, ou du bouton floral pour le néroli (petit grain bigarade fleur). Les constituants et l’activité de ces différentes huiles essentielles sont totalement différents, tout comme leur prix.

 

L’huile essentielle de citron, dont l’odeur fraîche est très agréable, a des vertus antibactériennes et antiseptiques. Ces dernières lui permettent en particulier d’entrer dans la composition de soins buccaux, mais elle est aussi très utilisée en parfumerie et dans les préparations cosmétiques.

 

Elle stimule le système digestif et le foie, ce qui la rend utile en cas d’insuffisance hépatique.

 

Son action s’étendant au niveau de la microcirculation, elle aide à prévenir phlébites et thromboses.

 

Elle a aussi une action astringente, et augmente la résistance des capillaires.

 

En diffusion, elle assainit l’air ambiant, ce qui rend son utilisation intéressante pour prévenir et soigner les infections (par exemple respiratoires), aussi bien virales que bactériennes.

 

Pour combattre ou prévenir les affections contagieuses (rhume, toux, bronchite, grippe…), les inhalations sont très efficaces.

 

Elle trouve une application intéressante en cas de cellulite et de surpoids, car elle aide à l’élimination des liquides, favorise le métabolisme et permet de résorber les graisses.

 

Elle agit de façon apaisante en fin de journée, mais est plutôt tonifiante si elle est utilisée avant midi : elle favorise la mémoire et la concentration tout en diminuant la fatigue intellectuelle. 

 

Couvrant pratiquement le même spectre que celui de l'huile essentielle du Citron, l'huile essentielle du pamplemousse possède, comme le fruit dont elle est tirée, de très nombreuses vertus, elle a une odeur très agréable, fraîche et légèrement citronnée.

 

On peut également s’en servir pour pratiquer des frictions sur le dos et sur la poitrine, après l’avoir diluée dans une huile de base, bien entendu. Toutefois, il ne faut pas s’exposer au soleil dans les 24 heures suivant l’application, car l’huile essentielle de Pamplemousse tout comme celle du Citron est photo-sensibilisante. Elle est déconseillée aux personnes ayant la peau sensible.

 

Il faut éviter de la mettre en contact avec les yeux et les muqueuses.

 


 

6) Citronnelle ou, en anglais, Lemongrass, « Cymbopogon citratus », son nom botanique :

 

Utilisations :

        • par voie orale.
        • dans le bain.
        • en application cutanée par massage.
        • en diffusion dans l’air.
        • en fumigation pour les voies respiratoires.

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La Citronnelle est une plante que l’on trouve fraiche en provenance de Ceylan, mais qui a essaimé sur l'Asie et tout le monde intertropical des îles dont Cuba, et les Caraïbes, l’ile de la Réunion, l'Amérique centrale.

 

On la trouve, fraiche, dans toute bonne épicerie chinoise (elles ressemblent à des poireaux sauvages) mais sentent bon le citron.

 

On s’en sert pour écarter les moustiques dans le jardin, ainsi qu'en cuisine.

  

En gastronomie : la base des tiges fraîches, ciselée en rondelles, sert pour aromatiser les crudités, salades, marinades, potages, etc. C'est un ingrédient traditionnel de la cuisine de l'Asie du Sud-Est. Les cuisiniers thaïs ou vietnamiens emploient les tiges de la citronnelle pour donner un goût citronné à leurs plats.

 

On ne consomme que la partie la plus tendre de ce « jonc odorant », soit 6 à 7 cm à partir de la base. Il convient donc d'en retirer les feuilles externes et couper les deux extrémités de la tige et n'utiliser que le centre. Il est préférable de couper la citronnelle en gros morceaux afin de pouvoir les enlever facilement après cuisson.

 

Au nord du Maroc, elle est utilisée pour aromatiser le thé vert à la menthe. Ses feuilles séchées sont aussi très utilisées dans les cuisines indonésienne et chinoise pour les marinades de poissons ou les viandes grillées.

 

On la retrouve également, fraîche, dans quelques recettes françaises ou elle se marie bien avec le gingembre, la noix de coco, l'ail, l'échalote et le piment.

 

 

 citronnelle.jpg      citronnelle (ou lemongrass).jpg

          Citronnelle,                       Citronnelle pour cuisiner,

 

L’H.E. de citronnelle provient de la distillation à la vapeur des tiges aériennes avec un rendement de 0,3 % à 1 %, soit trois cents grammes à un kilo pour cent kilos de plante.

 

Elle est essentiellement utilisée comme répulsif contre les moustiques, mais s'est avérée inopérante en regard des risques de contaminations virales (de type Zika, Chikungunia). 

 

L’huile essentielle de citronnelle de Java est anti-infectieuse, antibactérienne, antifongique et anti-inflammatoire. Elle est conseillée par exemple en ORL pour une angine.

 

Elle est efficace contre les tendinites et les douleurs rhumatismales.

 

Pour une utilisation en cuisine, il suffit d’une à deux gouttes d’huile essentielle pour parfumer un plat pour cinq ou six personnes. 

 

 


 

7) Le Laurier Noble ou « laurus nobilis », son nom botanique :

 

Utilisations :

        • par voie orale.
        • dans le bain.
        • en application cutanée par massage.
        • en diffusion dans l’air.
        • en fumigation pour les voies respiratoires.

Pas de contre indication sauf pour alerte-sur-dangers-femmes-enceintes-blog.jpg 

 

Le laurier est appelé indifféremment laurier vrai, laurier commun, laurier franc, laurier noble, laurier d'Apollon ou laurier-sauce. Il vit tout autour du bassin méditerranéen et est une des plantes les plus anciennes que l'on ait utilisé pour ses propriétés medicinales (en fait, antibactériennes).

 

Ce végétal possède une caractéristique commune avec le sapin, l'épicéa ou le houx : il demeure vert en hiver. Cette caractéristique a été prise en compte pour faire de cette plante un symbole d'immortalité ; la Lune, selon les Chinois, contiendrait un laurier et un immortel.

 

En Grèce, cet arbuste dédié à Apollon représentait l'immortalité acquise par la victoire, ainsi que les conditions mêmes de la victoire : la sagesse unie à l'héroïsme. D'où l'origine de la couronne de laurier qui ceignait la tête des héros, des génies et des sages.

 

Toujours en rapport avec Apollon, la Pythie et les devins mâchaient ou brûlaient du laurier pour Apollon, afin d'attirer ses facultés divinatoires, et ceux qui recevaient de la Pythie une divination favorable retournaient chez eux avec une couronne de laurier.

 

Il est associé au prénom Laure qui signifie « victoire » (du latin laurea : laurier, prix de la victoire), et surtout Laurent, Laurentius, qui, en latin, veut dire couronné de lauriers.

 

 Laurier noble.jpg

 

La feuille de laurier-sauce s'emploie pour traiter les crampes abdominales en infusion.

 

Le savon d'Alep est traditionnellement fabriqué avec de l'huile de baies ou de feuilles de laurier (cf. mon article sur le Savon en cliquant ici).

 

Au Maroc et en Tunisie, on frictionne les chevaux avec des feuilles fraîches afin d'en éloigner les mouches.

 

On utilise également la feuille broyée en poudre pour lutter contre les fortes migraines : la poudre est alors prisée.

 

Les feuilles du laurier-sauce contiennent du benzaldéhyde, de la pipéridine et du géraniol à une concentration de 50 ppm; ces molécules sont toutes trois connues pour leurs qualités de répulsion des insectes.

 

La distillation des feuilles de laurier à la vapeur a un rendement faible de 0,13 % en huile essentielle. Il faut cent kilos de plante pour obtenir cent trente millilitres d’huile essentielle.

 

L’huile essentielle de laurier est antibactérienne, antivirale et fongicide.

 

Elle soigne les maladies respiratoires de l’hiver, les plaies dans la bouche, les névralgies et toutes les infections cutanées, intestinales (elle rééquilibre la flore intestinale) et autres.

 

Entre autres exploits, associée à celle de l'arbre à thé, elle vient à bout du Candida albicans qui provoque les mycoses.

 

Elle aide à combattre les états de fatigue et de déséquilibre nerveux, stimule le cuir chevelu et aurait même la propriété de faire repousser les cils.

 

 


 

8) Le Romarin Officinal ou « Rosmarinus officinalis », son nom botanique :

 

Utilisations :

        • par voie orale.
        • dans le bain.
        • en application cutanée par massage. 

Contre indications pour alerte-sur-dangers-femmes-enceintes-blog.jpg et A NE JAMAIS UTILISER :

        • en diffusion dans l’air.
        • en fumigation pour les voies respiratoires.

 

Le romarin officinal est un arbrisseau de la famille des labiées), poussant à l’état sauvage sur le tout le pourtour méditerranéen, en particulier dans les garrigues arides et rocailleuses, sur des terrains calcaires.

 

Fraîche ou séchée, cette herbe condimentaire se retrouve dans la cuisine méditerranéenne, et une variété domestiquée se cultive dans les jardins. C'est aussi une plante mellifère ; le miel de romarin, ou « miel de Narbonne » est réputé. C'est également un produit fréquemment utilisé en parfumerie. Enfin, on lui attribue de nombreuses vertus phyto-thérapeutiques depuis la nuit des temps ! Il fait partie des plantes dont la culture est recommandée dans les domaines royaux par Charlemagne dans le « Capitulaire De Villis » (fin du VIIIème ou début du IXème siècle).

 

Le nom « romarin » viendrait du latin « ros marinus » (= rosée de mer), ou bien du grec « rhops myrinos » (= buisson aromatique), ou encore du latin « rhus marinus » (= Rhus de mer). On l'appelle également « herbe-aux-couronnes », et son odeur très camphrée le fait nommer en provençal, « encensier ».

 

Romarin2.JPG      Romarin.jpg

 

L'utilisation du romarin en parfumerie est très ancienne. Le premier parfum alcoolique dont on connaisse l'existence est « l'eau de Hongrie », alcoolat fréquemment utilisé au XVIIe et qui pourrait dater du XIVe siècle, dont le romarin était l'un des principaux composants.

 

L’huile essentielle est obtenue par la distillation des branches, de préférence en n’utilisant que les sommités fleuries.

 

La distillation des sommités fleuries de romarin à la vapeur a un rendement de 0,4 %, soit quatre cents grammes pour cent kilos de plante.

 

Elle contient notamment du bornéol, du cinéol (ou eucalyptol), du camphène et du pinène. Le romarin entre dans la composition de parfums surtout masculins (eaux de Cologne).

 

L'Huile essentielle de Romarin favorise la digestion, il est aussi cholagogue (aide à l'évacuation de la bile), antispasmodique.

 

L’huile essentielle de romarin, très stimulante, rend du tonus à un organisme fatigué, améliore la circulation sanguine (elle soulage les « jambes lourdes » et dissipe les contractures, crampes et douleurs musculaires) et fait reculer la cellulite. Elle facilite la digestion (elle régule les lipides).

 

 


 

9) Thym à Thymol ou « Thymus vulgaris », son nom botanique :

 

Utilisations :

        • par voie orale.
        • dans le bain.
        • en application cutanée par massage.
        • L’H.E. peut être inhalée sur un mouchoir (attention, elle brûle les muqueuses)

Contre indications pour alerte-sur-dangers-femmes-enceintes-blog.jpg et A NE JAMAIS UTILISER :

        • en diffusion dans l’air.
        • en fumigation pour les voies respiratoires.

 

Le thym commun est un sous-arbrisseau vivace de la famille des Lamiacées qui se plaît tout particulièrement dans les terrains pierreux et les garrigues ensoleillées. 

 

Hautes au maximum de trente centimètres, ses tiges ligneuses et cylindriques sont disposées en touffes ou en buissons denses et ses petites feuilles grisâtres sont ovales et lancéolées ; ses fleurs très mellifères éclosent en épis aux aisselles des feuilles.

 

Le serpolet, dit aussi thym sauvage ou bâtard, possède des caractéristiques proches.

 

Depuis des millénaires, l’homme utilise le thym pour se soigner et relever la saveur de sa nourriture car il pousse à l’état sauvage sur tout le pourtour méditerranéen. Les Égyptiens l’employaient dans leurs embaumements; les Grecs faisaient grand cas de cette plante chère à Aphrodite; les Romaines l’employaient en eaux de toilette et en crèmes de beauté.

 

L’amertume du thym lui a valu sa légende : il serait né des larmes de la belle Hélène tourmentée par le remords d’avoir provoqué la guerre de Troie.

 

Le fait que les abeilles tirent un miel très sucré de cette amertume a fait écrire à Plutarque qu’elles ressemblent en cela « aux hommes courageux qui savent tirer un profit de leurs mœurs austères ».

 

En infusion, le thym est l’un des remèdes favoris de la « médecine de grand-mère » qui l’employait contre un nombre considérable de maux, de l’indigestion à la coqueluche. 

 

 

Thym à thymol.jpg

 

 

Puissamment antiseptique, l’huile essentielle de thym à Thymol tout comme son proche voisin le thym linalol est également anti-infectieuse, antifongique (Candida albicans) et vermifuge (ténia, ascaris, oxyures).

 

Elle est employée aussi bien pour les affections pulmonaires (toux, bronchite, pharyngite.) que pour les inflammations intestinales, les infections urinaires (cystite, urétrite) et gynécologiques (candidose vaginale, prostatite, vaginite), les affections cutanées (mycoses, dermatoses infectieuses, psoriasis, verrues) et les états de fatigue physique ou mentale, car elle est tonique.

 

Contrairement au thym à thymol qu’il ne faut pas utiliser en fumigation dans l’aire, rien ne remplace une bonne fumigation de thym à linalol dans l'air de l'habitation en faisant bouillir de l'eau avec le thym tout simplement ! 

 

 


 

10) Le Cèdre de l'Atlas ou « Cedrus atlantica », son nom botanique :

 

Utilisations :

        • en application cutanée par massage.
        • L’H.E. peut être inhalée sur un mouchoir

Contre indications pour alerte-sur-dangers-femmes-enceintes-blog.jpg et A NE JAMAIS UTILISER :

        • par voie orale.
        • dans le bain.
        • en diffusion dans l’air.
        • en fumigation pour les voies respiratoires.

 

Le cèdre de l'Atlas a été très employé au XIXème siècle, vers 1860, pour reboiser les pentes dénudées du Mont Ventoux, du petit Luberon dans le sud du Vaucluse, constituant la plus grande forêt de cèdres d'Europe occidentale à la suite d'un pari entre deux ingénieurs forestiers en 1863 ; la cédraie s'y développe sur 500 hectares à 700 m d'altitude, du Mont Aigoual, et des Pyrénées. Il constitue désormais, entre 800 et 1 000 m d'altitude, des peuplements remarquables qui se régénèrent abondamment.

  

Dans les années 1990, environ 20 000 hectares de cèdres ont été replantés dans le Sud de la France.

 

Ce bois a le mérite, outre son odeur particulière, d'éloigner les insectes et les vers (il est connu pour être un excellent répulsif contre les mites).

 

Le Cèdre, « erez » en hébreu, est l'arbre le plus souvent cité dans la Bible.

 

C'est cependant un bois assez cassant, ce qui limite son emploi pour les charpentes. Ses propriétés d'imputrescibilité le faisaient employer aussi pour la construction navale et la fabrication des sarcophages.

 

Le bois précieux du cèdre du Liban sert aux artisans pour la confection de boîtes à bijoux, de coffrets…

 

 

cedre-atlas.jpg      Cedre de l'Atlas.jpg

 

 

L'Huile essentielle aromatique du cèdre de l'Atlas est obtenue par distillation complète à la vapeur d’eau des rameaux et des feuilles. 

 

Elle a une odeur douce et boisée, avec une note légèrement acide. Elle doit être uniquement utilisée par voie externe pour des frictions cutanées et doit presque toujours être diluée dans une huile végétale en la combinant en synergie avec d'autres huiles essentielles.

 

Elle possède des propriétés antifongique, antiseptique, cicatrisante, astringente et décongestionnante pour les voies respiratoires.

 

L'huile essentielle de cèdre de l'Atlas possède également la propriété de régénération cutanée.

 

 


 

11) La Gaulthérie ou « Gaultheria procumbens », son nom botanique :

 

Utilisations :

        • dans le bain.
        • en application cutanée par massage.

Contre indications pour  alerte-sur-dangers-femmes-enceintes-blog.jpg et A NE JAMAIS UTILISER :

        • par voie orale.
        • dans le bain.
        • en application cutanée par massage.

 

La gaulthérie est un petit sous-arbrisseau, cousin des bruyères et des myrtilles qui appartient à la famille des Éricacées.

 

La gaulthérie pousse en altitude dans les régions froides (Népal, Chine au Canada et dans le nord-est des Etats-Unis).

 

Ses feuilles sont ovales, coriaces et dégagent quand on les brise, une forte odeur de médicament, identique à celle de la reine-des-prés.

 

Ses fleurs, blanches à rose pâle, sont situées à la base des feuilles et ont la forme de petites cloches. Elles donnent d’octobre à mars des baies d’un rouge écarlate.

 

La gaulthérie doit son nom à Jean-François GAULTHIER (1708-1756), médecin-botaniste du roi au Québec.

 

Il remarque que les Inuits et les Indiens du Canada mâchent ou font infuser depuis l’aube des temps des feuilles de gaulthérie pour faire tomber la fièvre et apaiser la douleur.

 

 

gaultherie 3.jpg      gaultherie 2.jpg

 

Cette fée du Grand Nord, dite « thé des bois » au Québec, a joué un rôle important en pharmacologie : au XIXème siècle l’Amérique du Nord fournissait à l’Europe « l’essence de wintergreen », extraite par entraînement à la vapeur de l’ensemble de la plante.

 

Le rendement en est de 1,5 % à 2 %, cent kilos de feuilles donnant un litre et demi à deux litres d’huile essentielle.

 

En 1844, William Proctor, « père de la pharmacie américaine », et le Français Auguste Cahours isolèrent le constituant majeur de cette huile essentielle, « le salicylate de méthyle » puis Cahours, par hydrolyse, synthétisa l’acide salicylique qui fut employé comme médicament contre les rhumatismes avant la synthèse de l’acide acétylsalicylique – molécule beaucoup plus connue sous le nom commercial d’aspirine !

 

L’huile essentielle de gaulthérie est composée à près de 99 % de salicylate de méthyle. C’est ainsi l’une des rares huiles essentielles qui soit quasi mono-moléculaire. 

 

Anti-inflammatoire et antalgique, l’huile essentielle de gaulthérie est souveraine pour toutes les douleurs musculaires liées à un effort physique intense : lumbago, élongation, entorse, crampes, mal de dos. Elle combat les rhumatismes fréquents sous les climats froids et humides où la plante prospère.

 

 


 

 

12) La Camomille Romaine ou « Chamaemelum nobile », son nom botanique :

 

Utilisations :

        • par voie orale.
        • dans le bain.
        • en application cutanée par massage.
        • en diffusion dans l’air.
        • en fumigation pour les voies respiratoires.

Pas de contre indication sauf pour alerte-sur-dangers-femmes-enceintes-blog.jpg

 

C'est une plante herbacée vivace de dix à trente centimètres de haut appartenant à la famille des Astéracées (comme la marguerite), la camomille romaine ou noble pousse un peu partout en Europe, avec une prédilection pour les sols riches en silice.

 

Ses tiges sont velues et ses feuilles, de couleur vert blanchâtre, sont finement divisées en lobes courts et étroits. Le capitule est formé de fleurons ligulés blancs se recouvrant les uns les autres et entourant un disque de fleurons tubulaires jaunes. Les fruits de la camomille sont jaunâtres, petits et côtelés.

 

Reine des tisanes pour vieilles dames et couche-tard, la camomille n’a pas toujours eu cette image de rabat-joie.

 

Dans l’Égypte pharaonique, elle était tout le contraire : dédicacée à Ra, le dieu soleil, elle exaltait la vie, la lumière et la métamorphose.

 

Les Grecs voyaient en elle une panacée et ils lui savaient tout particulièrement grâce de guérir la malaria. Ils lui trouvaient une odeur de pomme mure, d’où son nom de « khamaimelon », qui veut dire pomme de la terre, devenu en latin « camomilla ».

 

DIOSCORIDE et GALIEN la préconisaient pour les maladies féminines. Près de vingt siècles plus tard, elle faisait les délices des Italiens.

 

Stendhal écrit, dans ses Promenades dans Rome, que ceux-ci chantaient à leurs belles : « Je bénis la fleur de camomille ».

 

En Europe centrale, les femmes en usaient pour donner à leurs cheveux des reflets dorés.

 

Dans la France profonde, on l’affectait aux maux d’estomac, à  l’insomnie, à la migraine et à l’inflammation des paupières.

 

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Les capitules (fleurs) sont cueillis un à un, au fur et à mesure de la floraison, soit de juillet à septembre selon le temps et le lieu. Leur distillation à la vapeur a un rendement très faible de 0,4 % à  1 % selon la nature du lot. Cent kilos de ces petites fleurs ne donnent que quatre cents grammes à un kilo d’huile essentielle les meilleures années. C’est souvent bien moins ! 

 

Les stress et tensions de toutes origines ne résistent pas à l’action calmante de l’huile essentielle de camomille. Ainsi, elle donne d’excellents résultats chez l’enfant agité. Chez l’adulte, elle apaise les crises d’angoisse et les chocs nerveux, devance l’anxiété et réconcilie les insomniaques avec le sommeil.

 

Elle dissipe les douleurs d’origine nerveuse, névralgies, migraines et autres.

 

Elle est aussi très douce pour la peau (couperose, peau sensible, feu du rasoir), et on la recommande dans les affections dermatologiques prurigineuses et/ou allergiques : exéma, psoriasis, dermites.

 

Enfin, c’est l’amie de la sphère digestive et de tous les soucis de digestion lente, flatulences, ballonnements.

 

L’hydrolat de camomille est utilisé pour le soin des yeux irrités.

 


 

13) Le Camphrier ou « Cinnamomum camphora », son nom botanique :

 

Utilisations :

        • par voie orale.
        • dans le bain.
        • en application cutanée par massage.

Contre indications pour alerte-sur-dangers-femmes-enceintes-blog.jpg  et A NE JAMAIS UTILISER :

        • en diffusion dans l’air.
        • en fumigation pour les voies respiratoires.

 

Le camphrier ou arbre à camphre est une espèce d'arbres de la famille du laurier (Lauraceae). Il est originaire de l'Asie du Sud-Est (Chine, Taïwan, Japon) et a essaimé dans les iles tropicales (Caraïbes, Réunion).

 

C'est un arbre de taille moyenne, de 15 à 25 m de haut, possédant quelquefois des troncs énormes, avec des feuilles alternes, entières, coriaces et persistantes, pouvant présenter des domaties (nervures des feuilles en protubérance) de forme générale ovale, elles sont longues de 10 cm environ et dégagent une forte odeur de camphre au froissement.

 

Les fruits sont des drupes charnues sphériques (fruits qui ressemblent à des olives) portées par un pédoncule vert épais. Ils sont bleu sombre à noir à maturité.

 

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Les Troncs des camphriers atteignent à la base des dimensions gigantesques (cf. le parasol au centre!)

 

L'Huile essentielle du camphrier est extraite par distillation de son bois, dit « bois de Ho ».

 

Vulgairement appelé camphre, l’huile essentielle du camphrier a des propriétés analgésiques, et il est absorbé très rapidement par les pores de la peau, d’où son action quasi-immédiate.

 

Certaines personnes sont allergiques au camphre, parfois sans le savoir, il faut cesser toute application en cas de forte irritation.

 

Le camphre peut être utilisé pour :

  • Améliorer la circulation sanguine.
  • Prévenir des maladies comme la conjonctivite ou lutter contre les yeux rouges.
  • Soulager les douleurs abdominales et les gaz (grâce à ses vertus carminatives).
  • Prévenir la varicelle.
  • Favoriser une bonne digestion.
  • Aider le métabolisme à fonctionner de manière optimale.
  • Soulager les douleurs articulaires (comme celles provoquées par les rhumatismes ou l’arthrite).
  • Réduire les douleurs provoquées par des coups ou des contusions.
  • Désenflammer les muscles.
  • Décongestionner les voies respiratoires (notamment dans le cadre d’un rhume).
  • Expulser les mucosités (le camphre est expectorant).
  • Désinfecter les plaies.
  • Traiter les champignons des pieds et des ongles.
  • Repousser les insectes et combattre les poux.
  • Réduire les douleurs causées par les piqûres de moustiques.
  • Traiter les problèmes de peau, comme l’acné par exemple.
  • Fortifier le système immunitaire (et éviter ainsi de souffrir de maladies provoquées par des virus et des bactéries).
  • Relaxer le corps, en l’associant avec d’autres plantes, comme la lavande, la camomille et le basilic.

 


 

14) L’Origan ou « Origanum », son nom botanique :

 

Utilisations :

        • par voie orale.

Contre indications pour alerte-sur-dangers-femmes-enceintes-blog.jpg et A NE JAMAIS UTILISER :

        • dans le bain.
        • en application cutanée par massage.
        • en diffusion dans l’air.
        • en fumigation pour les voies respiratoires.

 

L’origan, dit aussi « marjolaine sauvage », est une plante herbacée vivace de trente à soixante centimètres qui appartient à la famille des Lamiacées comme la marjolaine des jardins mais n’est pas comme elle originaire d’Asie.

 

Spontanée dans le pourtour méditerranéen (Espagne, Maroc), elle a des tiges velues et des feuilles pointues et légèrement dentelées. Ses fleurs se présentent en inflorescences roses tirant sur le rouge, compactes et odorantes.

 

Le nom de l’origan vient de deux mots grecs signifiant « parure des montagnes ». Une tablette découverte dans le palais mycénien de Pylos révèle qu’au XIIIe siècle avant J.-C. on faisait des offrandes d’huile parfumée à l’origan aux divinités et à leurs prêtres. On l’employait pour soigner un nombre important de maladies en infusions, onctions et emplâtres.

 

DIOSCORIDE le prescrivait à ceux qui souffraient de l’estomac et « faisaient des rots acides et fâcheux ».

 

Il avait une place de choix dans la cuisine romaine, où il passait pour faciliter la digestion.

 

En médecine populaire, on préparait une tisane antirhumatismale avec les feuilles d’origan.

 

Séchées et hachées, on s’en servait comme d’un tabac à priser, propre à dégager les nez bouchés, et pour confectionner un emplâtre contre le torticolis.

 

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La distillation des sommités fleuries par la vapeur d’eau permet d’obtenir l’huile essentielle d’origan avec un rendement de 1 % à 2 %, soit un à deux kilos pour cent kilos de plante.

 

L’huile essentielle d’Origan est uniquement utilisée par voie orale.

 

Attention : non dénuée de toxicité, l’huile essentielle d’Origan ne doit pas être utilisée sur la durée (jamais plus de deux semaines d’affilée). Elle est en effet dermo-caustique et ne doit pas être appliquée pure sur la peau. Même diluée, son application ne se fera que sur de petites surfaces cutanées. Elle n’est pas recommandée en diffusion atmosphérique, sauf en très petite concentration (moins de 5 %) et associée à d’autres huiles.

 

Son exceptionnel pouvoir antibactérien fait de l’huile essentielle d’origan compact un anti-infectieux majeur naturel qui présente le considérable avantage de ne pas susciter de résistance des bactéries et de ne pas irriter l’intestin. Elle est à la fois antibactérienne, antivirale, antifongique et antiparasitaire.

 

Diarrhées, cystites, angines, sinusites, bronchites, mycoses. Peu d’infections lui résistent que ce soit par staphylocoques blanc ou doré, streptocoques, pneumocoques, entérocoques, Proteus, Escherichia coli, Candida, etc.!

 

Son action dynamisante et réconfortante la recommande en cas d’épreuve et de « coup dur ».

 


 

15) Le Giroflier ou « Syzygium aromaticum », son nom botanique :

 

Utilisations :

        • par voie orale.
        • dans le bain.
        • en application cutanée par massage.

Contre indications pour alerte-sur-dangers-femmes-enceintes-blog.jpg  et A NE JAMAIS UTILISER :

        • en diffusion dans l’air.
        • en fumigation pour les voies respiratoires.

 

Le giroflier ou girofle est un arbre de la famille des Myrtacées originaire d'Indonésie.

 

L'arbre a une forme conique. D'une hauteur moyenne de 10 à 12 m, il peut atteindre jusqu'à 20 m de haut.

 

Ses feuilles persistantes sont ovales et coriaces.

 

Les fleurs à quatre pétales blanc rosé sont caractérisées par leurs sépales rouges persistants. Avant l'épanouissement, les boutons floraux sont nommés « clous de girofle ». C'est à cette époque qu'on les récolte avant de les laisser sécher au soleil jusqu'à ce qu'ils prennent une teinte brun foncé.

 

L'épopée indienne du Ramayana (texte fondamental de la mythologie de l’hindouisme - écrit vers 200 av. J.-C.) mentionne déjà le commerce de cette épice.

 

Les Chinois utilisaient déjà les clous de girofle sous la dynastie Han (206 av. J.-C. - 220 apr. J.-C.) en les mâchant pour avoir meilleure haleine, ainsi que pour ses vertus médicinales et culinaires.

 

Ils étaient connus des Grecs et des Romains. Au 1er siècle, Pline l’Ancien les décrit dans ses écrits.

 

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Les propriétés antiseptiques et analgésiques de ces boutons floraux sont reconnues depuis très longtemps et proposées dans les douleurs dentaires. Il entre dans la composition du khôl, primitivement onguent ophtalmique.

 

En cuisine, il est présent dans le pain d’épices, les biscuits en mélange avec la cannelle, le pot-au-feu, les marinades, la choucroute et il est indispensable à la plupart des currys.

 

En Afrique du Nord, on l'utilise en infusion avec le thé.

 

Il sert de parfum d'ambiance sous forme de « pomme d'ambre » que l'on fabrique en piquant toute la surface d'une orange de clous de girofle.

 

L’huile essentielle de girofle est obtenue par distillation. La teneur très forte en essence du clou de girofle (150 millilitres par kilogramme et plus dans la plante sèche) permet un rendement exceptionnellement élevé de 13 %, soit treize kilos d’huile essentielle pour cent kilos de boutons floraux.

 

L’huile essentielle de giroflier est antivirale, anti-bactérienne, anti-parasitaire, analgésique et anti-inflammatoire.

 

Elle est aussi un puissant anesthésiant, souverain contre les rages de dents. L’eugénol qu’elle contient est utilisé en anesthésie dentaire et c’est pourquoi son odeur fait immédiatement penser au fauteuil du dentiste !

 

Elle facilite la digestion, combat les diarrhées bactériennes ainsi que la constipation, et dissipe la fatigue physique et intellectuelle.

 

Son parfum a la propriété de couper la faim et a été souvent utilisé pour supporter les longues heures des jeûnes religieux.

 


 

16) Le Genévrier ou « Juniperus communis », son nom botanique :

 

Utilisations :

        • par voie orale,
        • dans le bain,
        • en diffusion dans l’air,
        • en application cutanée par massage

Pas de contre indication, sauf pour  alerte-sur-dangers-femmes-enceintes-blog.jpg

 

Originaire de Slovénie et de Crète, le genévrier est un arbuste de la famille des Cupressacées haut de quatre à six mètres que l’on trouve dans les garrigues tout autour du pourtour méditerranéen.

 

Ses feuilles sont très piquantes, et il produit des cônes femelles parvenant à maturité en deux ans que l’on appelle « baies de genièvre ».

 

On se perd en conjectures sur l’origine du mot Juniperus, mais on sait sans l’ombre d’un doute que les petites baies noires du genévrier sont apparues très tôt dans l’histoire des hommes.

 

On a découvert en 1932, à Malia en Crète, un brûle-parfum daté d’un millénaire avant J.-C. qui en contenait des fragments.

 

Le bois de genévrier, réputé imputrescible, fut choisi pour tailler les poutres du temple d’Artémis à Éphèse, l’une des merveilles du monde.

 

Les Romains en brûlaient sur la voie publique en temps d’épidémie, et ils en accrochaient aux portes pour éloigner les serpents.

 

Les Grecs en faisaient don, pour se les concilier, aux redoutables Érinyes, déesses de la vengeance.

 

Dans les années 1970, les Crétoises attribuaient leur fécondité à l’huile du genévrier qu’elles obtenaient en enterrant un alambic rustique au-dessus duquel brûlait un grand feu durant trois jours.

 

En Allemagne, les grains de genièvre ne relèvent pas seulement la choucroute. Un « régime de santé » du célèbre abbé KNEIPP conseille d’en manger vingt-trois jours durant pour se bien porter.

 

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       Arbuste                                        Feuilles et fruits

 

Il existe deux huiles essentielles de genévrier, celle extraite des baies et une autre extraite des rameaux.

 

La plus fine est celle obtenue des baies de deux ans. Soumises à distillation à la vapeur d’eau, les baies de genévrier ont un rendement de 0,2 % à 0,4 %, soit deux cents à quatre cents grammes d’huile essentielle pour cent kilos de plante.

 

Antidouleur et anti inflammatoire, l’huile essentielle de genévrier facilite l’élimination des toxines et soigne arthrite et névrite.

 

Elle favorise la circulation lymphatique, le drainage et aide à lutter contre la rétention d’eau et la cellulite.

 


 

17) La Cannelle vraie ou « Cinnamomum verum », son nom botanique :

 

Utilisation :

        • par voie orale uniquement.

Contre indications pour  alerte-sur-dangers-femmes-enceintes-blog.jpg et A NE JAMAIS UTILISER :

        • dans le bain.
        • en application cutanée par massage.
        • en diffusion dans l’air.
        • en fumigation pour les voies respiratoires.

 

Le cannelier « vrai » est un arbre toujours vert qui peut atteindre quinze mètres de hauteur.

 

Originaire de l’actuel Sri Lanka, il appartient à la famille des Lauracées.

 

Ses feuilles sont longues et brillantes ; ses petites fleurs rondes donnent des baies d’un bleu foncé.

La cannelle est, avec la myrrhe, l’un des aromates que le Livre des Rois réserve au parfum destiné au Grand Prêtre et à l’Arche d’Alliance. Le Seigneur dit : « Prends huit cents sicles de cannelle. Tu en feras une huile d’onction sainte, un mélange odoriférant comme en compose le parfumeur ».

 

On faisait venir la cannelle d’Inde, où les Grecs avaient fondé un comptoir, non loin de l’actuelle ville de Karachi. On prélevait tous les deux ans l’écorce des jeunes pousses du cannelier. Elle s’enroulait sur elle-même en séchant et formait alors des cylindres.

 

L’aromate était exporté en copeaux, en poudre, ou sous la forme des « petites cannes » qui ont donné son nom à l’arbre. « Une racine et une feuille sont très prisées dans l’Inde. Elles sont brûlantes au goût et hors de pair à l’odorat. Le reste de la plante est sans emploi », écrit Pline dans son « Histoire naturelle ».

 

Les Grecs et les Romains l’utilisaient surtout comme aphrodisiaque et, accessoirement, comme désinfectant.

 

La cannelle, comme beaucoup d’épices, apparaît en France au retour des croisades.

 

Avec le gingembre, elle parfume le vin sucré dit « hypocras ».

 

En cuisine, sa saveur délicate, à la fois épicée et sucrée, entre dans de très nombreuses recettes, du pain d’épice au riz au lait.

 

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L'écorce, prélevée à la saison des pluies, rend, par distillation à la vapeur d'eau de 0,4% à 1,7% d'huile essentielle, soit 400g à 1,7Kg pour 100 Kg de plante.

 

La composition de l’huile essentielle de cannelle en écorce est complexe. Ses principaux constituants sont l'aldéhyde cinnamique (72 % à 80%) et l'eugénol (10 % environ), la proportion s'inversant dans le cas d'huile essentielle extraite des feuilles et non de l'écorce.

 

Antiseptique, antivirale et antibactérienne, l’huile essentielle de cannelle en écorce a un large spectre d’action.

 

Elle tue jusqu’aux microbes résistants aux antibiotiques.

 

On l’emploie contre toutes les infections, qu’elles soient respiratoires (bronchite, rhume, grippe), intestinales (gastro-entérite ou « turista » contractée lors d’un voyage dans un pays chaud), urinaires (cystite) ou gynécologiques. Elle stimule les fonctions cardiaque et respiratoire.

 

C’est un bon tonique physique et psychique.

 

La poudre de cannelle est au quatrième rang des aliments les plus riches en antioxydants.

 


 

19) Le Myrte ou « Myrtus communis », son nom botanique :

 

Utilisations :

        • par voie orale.
        • dans le bain.
        • en application cutanée par massage.
        • en diffusion dans l’air.
        • en fumigation pour les voies respiratoires.

Pas de contre indication sauf pour  alerte-sur-dangers-femmes-enceintes-blog.jpg

 

Le myrte est un arbuste de la famille des Myrtacées, originaire du bassin méditerranéen, qui pousse à l’état sauvage dans les maquis secs et ensoleillés en Corse, au Maroc, en Tunisie et dans les Balkans.

 

On récolte les feuilles persistantes, lancéolées et opposées, extrêmement aromatiques du  myrte de mai à septembre en en laissant les deux tiers sur l’arbre pour préserver sa productivité.

 

Ses petites fleurs blanches et parfumées laissent place à des baies d’un noir bleuté.

 

Sans doute en raison de sa senteur exquise, (l’odeur du myrte est délicieusement fraîche et résineuse), le myrte était, dans l’Antiquité, consacré à Vénus-Aphrodite, et l’on en tressait en Grèce les couronnes des mariés.

 

Ovide raconte, dans ses « Fastes », que la déesse de l’amour, alors qu’elle séchait sur le rivage ses cheveux ruisselants, fut surprise par une troupe de satyres et échappa à leur lubrique curiosité en s’enveloppant de myrte. Elle en était couronnée le jour du célèbre concours de beauté des trois déesses, quand elle reçut la pomme des mains du berger Paris.

 

La plante était largement utilisée en médecine et ses baies, broyées, servaient à confectionner emplâtres et onguents.

 

Pline la recommande « pour la guérison de la mauvaise odeur de la bouche, incommodité très honteuse », et elle est aujourd’hui encore employée à cette fin au Maroc.

 

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Les feuilles de myrte sont soumises à une distillation à la vapeur d’eau dont le rendement est de 0,18 % à 0,28 %, soit cent quatre-vingts grammes à deux cents quatre-vingts grammes pour cent kilos de plante.

 

L’huile essentielle de myrte est antiseptique et astringente. Elle soigne les infections digestives, pulmonaires ou urinaires ainsi que les ulcérations cutanées et les hémorroïdes.

 

Elle allège les jambes lourdes et prépare le corps à l’effort pour lui éviter crampes et courbatures.

 

Elle est très efficace contre la toux, grasse et sèche.

 


 

20) Le Niaouli ou « Melaleuca quinquenervia cineolifera, (syn. Melaleuca viridiflora) », son nom botanique :

 

Utilisations :

        • par voie orale.
        • dans le bain.
        • en application cutanée par massage.
        • en diffusion dans l’air.
        • en fumigation pour les voies respiratoires.

Pas de contre indication sauf pour  alerte-sur-dangers-femmes-enceintes-blog.jpg

 

Le Niaouli est, comme l’eucalyptus, un arbre de la famille des Myrtacées qui peut atteindre vingt-cinq mètres de hauteur, originaire de Nouvelle-Calédonie et d’Australie.

 

Il a des feuilles persistantes et odorantes et son écorce, molle et de couleur claire, s’arrache aisément comme du papier, ce qui lui a valu on nom anglo-saxon de « paper bark tea tree » et son surnom « d’arbre à peau ».

 

Il a été acclimaté à Madagascar à la fin du XIXème siècle pour reboiser des zones marécageuses.

 

Jules GARNIER, qui, dans ses explorations géologiques, découvrit le nickel de la Nouvelle-Calédonie, a rencontré le niaouli dans les savanes de la côte ouest. « C’est, écrit-il dans sa relation de voyage, le plus triste mais le plus utile des arbres de l’île, car il cache ses qualités et ses vertus sous l’aspect le plus malheureux. » Mais qui se soucie de savoir si son bienfaiteur a piètre allure ? Certainement pas les Kanaks, qui depuis toujours enveloppaient les nouveau-nés dans son écorce pour les protéger et leur donner de la force.

 

Ils se faisaient un emplâtre des jeunes feuilles du niaouli pour l’appliquer sur les blessures dont elle hâte la cicatrisation.

 

En décoction, l’écorce soignait – et soigne toujours dans l’île – douleurs rhumatismales, courbatures et refroidissements.

 

 

niaouli 1.jpg      niaouli.jpg

 

Le parfum de l’huile essentielle de niaouli est balsamique avec une forte note d’eucalyptus.

 

Le rendement de la distillation des feuilles est variable, mais n’excède pas 0,7 %, soit sept cents grammes pour cent kilos de plante.

 

Très polyvalente, l’huile essentielle de niaouli stimule les défenses immunitaires.

 

Cicatrisante, elle protège et restaure la peau.

 

En inhalation, elle soigne les sinusites et rhinites. Elle est antiseptique, antivirale et antimycosique.

 

On peut en faire préventivement de larges onctions sur les zones irradiées en cas de radiothérapie.

 


 

21) Le bois de Rose ou « Aniba rosaeodora », son nom botanique :

 

Utilisations :

        • par voie orale.
        • dans le bain.
        • en application cutanée par massage.
        • en diffusion dans l’air.
        • en fumigation pour les voies respiratoires.

Pas de contre indication sauf pour  alerte-sur-dangers-femmes-enceintes-blog.jpg

 

Le bois de rose est un arbre de la famille des Lauracées, originaire d’Amazonie et de Guyane.

 

Son bois odorant, de couleur rosée et d’un grain fin, est dur, compact et pesant. Il est utilisé en parfumerie et en ébénisterie où l'on emploie également plusieurs espèces malgaches du genre Dalbergia, qui comprend aussi les palissandres.

  

Ainsi, au Brésil, le bois de rose local est Dalbergia nigra.

 

Une autre famille, celle des Fabacées, comprend des espèces de bois auxquels on donne communément le nom de bois de rose. Il s’agit notamment du Pterocarpus indicus, qui désigne le bois de rose provenant de la Birmanie. Le Thespesia populnea, de la famille des malvacées, est lui aussi qualifié de bois de rose.

 

L’arbre a été découvert, en 1925, dans la forêt amazonienne, où les Indiens l’employaient depuis toujours dans leur pharmacopée traditionnelle. Depuis lors, il a été surexploité et, dans les années 1960, cinquante mille tonnes étaient abattues chaque année.

 

À Madagascar, cette surexploitation forcenée a provoqué un scandale et l’interdiction d’exporter. Le bois de rose, menacé de disparition, est désormais protégé par l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN). Il est devenu synonyme en Occident de raffinement et de luxe.

 

L’odeur, rafraîchissante et douce du bois de rose, évoque de loin celle de la rose.

 

 

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L’organe productif est le bois, traité par distillation des copeaux à la vapeur d’eau. Le rendement en huile essentielle est d’environ 5 %, soit cinq kilos pour cent kilos de plante.

 

L’huile essentielle de bois de rose est la meilleure amie de la peau. Puissant régénérateur tissulaire, elle l’adoucit, l’embellit, la raffermit et la débarrasse des vergetures, rides, eczéma, acné et autres affections cutanées.

 

C'est un excellent tonique lymphatique. Riche en linalol, l’H.E. a des propriétés anti-infectieuses, antibactériennes, antifongiques et antivirales – elle renforce les défenses immunitaires. Elle est également antispasmodique et apaisante.

 


 

22) Le Ravintsara ou « Cinnamomum camphora », son nom botanique :

 

Utilisations :

        • par voie orale.
        • dans le bain.
        • en application cutanée par massage.
        • en diffusion dans l’air.
        • en fumigation pour les voies respiratoires.

Pas de contre indication sauf pour  alerte-sur-dangers-femmes-enceintes-blog.jpg

 

Le ravintsara est un arbre de taille moyenne de la famille des Lauracées. Son écorce est rougeâtre et ses feuilles, insérées en hélice, glabres et coriaces, ont la forme de celles du laurier (Laurus nobilis).

 

Originaire du Japon et de Taiwan, il a été introduit à Madagascar où poussait spontanément une espèce voisine mais aux propriétés différentes (Ravensara aromatica).

 

Madagascar, île aux parfums, est un haut lieu de la phytothérapie mondiale car plus de six mille plantes y font l’objet d'études et certaines font l'objet d’une utilisation par les ethnopraticiens selon la base de données de l’Institut malgache de recherches appliquées (IMRA).

 

Cette prodigieuse biodiversité a été révélée aux Européens au milieu du XVIIIème siècle par le Français Étienne de Flacourt, « gouverneur résident », dans son Histoire de la grande ile Madagascar (1658).

 

Au XXème siècle, le botaniste Pierre Boiteau a exploré scientifiquement ces richesses et étudié l’effet thérapeutique du ravintsara.

  

Celui-ci a été de tout temps, et demeure aujourd’hui encore, « l’arbre médecine » par excellence des populations malgaches, son nom local signifiant « feuilles bonnes à tout ».

 

L’odeur fraîche du ravintsara rappelle celle de l’eucalyptus.

 

 

Ravintsara 1.jpg      Ravintsara.JPG

 

L’huile essentielle qui en est extraite est remarquable dès lors qu’il s’agit de combattre des maladies virales.

 

La distillation des feuilles fraîches à la vapeur d’eau fournit l’huile essentielle de ravintsara avec un rendement de 1 % à 2 %, soit un kilo à deux kilos pour cent kilos de plante.

 

L’huile essentielle de ravintsara est immuno-stimulante et puissamment antivirale et anti-infectieuse.

 

Son très large spectre d’action la recommande pour prévenir et soigner toutes les affections virales, surtout respiratoires – rhume, grippe, refroidissement, angine, laryngite, bronchite, rhinopharyngite – ainsi que les gastro-entérites saisonnières (toujours virales), l’herpès et le zona.

 

Elle est aussi tonique et aide à sortir des états de fatigue extrême et accélère la convalescence.

 


 

23) Le Basilic ou « Ocimum basilicum », son nom botanique :

 

Utilisations :

        • par voie orale.
        • dans le bain.
        • en application cutanée par massage.

Contre indications pour  alerte-sur-dangers-femmes-enceintes-blog.jpg et A NE JAMAIS UTILISER :

        • en diffusion dans l’air.
        • en fumigation pour les voies respiratoires.

 

Originaire d’Asie, le basilic exotique est une plante annuelle de la famille des Lamiacées.

 

Il existe plus de cent variétés de basilic, dont le « basilic camphré » et le « basilic sacré », toutes ses espèces étant très odorantes.

 

Haut de trente à cinquante centimètres, le basilic exotique a une tige carrée rameuse et velue qui devient souvent ligneuse. Ses feuilles d’un vert foncé sont petites, ovales et lancéolées.

 

Ses fleurs en épis, blanches et légèrement rosées, sont regroupées le long des tiges et apparaissent en été. Les graines sont noires, fines et oblongues. Le nom du basilic vient du grec basileus (roi) et atteste sa qualité de plante royale.

 

Il a été, dans l’Antiquité, victime d’une homonymie. Ainsi Pline, qui le conseille contre l’épilepsie, le confond avec le fabuleux serpent basilic et soutient que si l’on place des morceaux de la plante sous une pierre exposée au soleil on en verra sortir un jour ce redoutable reptile. Il prête au basilic de nombreuses propriétés et un pouvoir aphrodisiaque : « c’est pourquoi on l’introduit dans la vulve des ânesses au moment de la monte ».

 

Le basilic est partout présent comme plante ornementale et médicinale en Occident.

 

L’Italien MATTIOLI, médecin et botaniste, observe au XVIème siècle : « Il y a bien peu de jardins ou de fenêtres qui ne soient tapissés de basilic en caisses en bois ou en pots de terre. »

 

En Inde, où la mystique va de pair avec la gastronomie, la plante est vouée à l’épouse de Vishnu et jouit d’un statut religieux.

 

Le basilic exotique est cultivé à Madagascar; dans ses différentes espèces, il prospère dans tout le bassin méditerranéen où il entre dans la recette de nombreux plats.

 

En France, il devient « basilic aux sauces » et, dans le Midi, « pistou », du verbe qui signifie en niçois « pilonner », car on le broie en pâte pour l’emploi en cuisine.

 

En Afrique noire, on le donne aux enfants comme vermifuge et on en use contre les migraines.

 

Le basilic exotique a une odeur herbacée et fraîche avec une note anisée que n'a pas le « basilic commun » utilisé traditionnellement en cuisine.

 

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L’huile essentielle de basilic est obtenue par distillation des feuilles et des fleurs à la vapeur d’eau. Le rendement, de l’ordre de 0,1 %, est de cent grammes d’huile essentielle pour cent kilos de plante.

 

L’huile essentielle de basilic est un puissant antispasmodique : elle est très efficace contre les douleurs de règles.

 

C'est aussi un régulateur du système nerveux. Elle soigne tous les états de dépression et de fatigue ainsi que la spasmophilie.

 

Sur le plan digestif, elle apaise les spasmes (hoquet) et les douleurs gastriques ou entériques.

 

 


 

24) Le Gingembre ou « Zingiber officinale », son nom botanique :

 

Utilisations :

        • par voie orale.
        • dans le bain.
        • en application cutanée par massage.
        • en diffusion dans l’air.
        • en fumigation pour les voies respiratoires.

Pas de contre indication  sauf pour alerte-sur-dangers-femmes-enceintes-blog.jpg

 

Plante tropicale vivace, le gingembre est originaire du Malabar (Inde) et appartient à la famille des Zingibéracées.

 

Il est haut d’environ quatre-vingt-dix centimètres ; ses feuilles, persistantes, sont lancéolées.

 

La plante naît d’un rhizome, charnu et très développé se divisant en nodosités, qui est utilisé en médecine et en cuisine.

 

Après la floraison, un épi en massue renfermant des graines encapsulées apparaît au bout d’une courte tige écailleuse. Au froissement, les feuilles sont très odorantes.

 

Attesté depuis plus de trois mille ans, notamment dans les textes védiques, le gingembre est depuis la nuit des temps le remède majeur de la médecine indienne pour soigner les troubles digestifs.

 

Les femmes en consommaient pendant leur grossesse pour éviter les nausées.

 

Il fut, avec le poivre, la girofle et la cannelle, l’un des aromates exotiques à l’odeur et à la saveur puissantes que les Romains allèrent chercher en Orient pour épicer leur cuisine et conserver leurs viandes. C’est pourquoi il figure en bonne place dans la « liste des épices indispensables dans une maison » établie au 1er siècle après J.-C. par l’illustre gastronome Apicius. DIOSCORIDE et PLINE lui prêtent, en outre, des propriétés aphrodisiaques.

 

Sa racine, dans le « Tarif du Maximum » de 301 après J.-C., doit être vendue 400 deniers la livre, ce prix élevé témoignant de sa rareté.

 

L’odeur du gingembre est caractéristique, chaude, épicée avec, pour certaines espèces, une note citronnée.

 

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On obtient l’huile essentielle de Gingembre officinale par distillation complète du rhizome séché ou frais à la vapeur d’eau. Le rendement varie, selon le lot, entre 1,5 % et 3 %, soit un kilo et demi à trois kilos pour cent kilos de plante.

 

L’huile essentielle de gingembre est utilisée traditionnellement pour ses effets toniques.

 

Elle favorise la remise en forme générale en dissipant la fatigue, qu’elle soit physique ou mentale. Tonique sexuel, elle est considérée comme un aphrodisiaque ; elle réveille la libido masculine ou féminine.

 

Tonique digestif, elle facilite la digestion, limite flatulences et constipation.

 

Tonique capillaire, elle lutte contre la chute de cheveux et stimule leur croissance.

 

Anti-nauséeuse, elle évite le « mal des transports ».

 

D'un point de vue scientifique, ce sont surtout ses propriétés anti-inflammatoires qui ont été validées.

 


 

25) Le Pélargonium ou géranium rosat « Pelargonium asperum », son nom botanique :

 

Utilisations :

        • par voie orale.
        • dans le bain.
        • en application cutanée par massage.
        • en diffusion dans l’air.
        • en fumigation pour les voies respiratoires.

Pas de contre indication sauf pour  alerte-sur-dangers-femmes-enceintes-blog.jpg

 

Le géranium odorant, dit aussi géranium rosat (cv. Egypte), est un sous-arbrisseau de la famille des Géraniacées, originaire d’Afrique australe.

 

Ses longues feuilles vertes à trois lobes aux nervures rougeâtres sont très découpées et duveteuses.

 

Les bourgeons sont rosâtres ; les petites fleurs, blanches et pourprées, ont cinq pétales dont deux striés de rouge.

 

Peu de plantes sont aussi largement répandues et universellement admirées que le géranium, dont on cultive une centaine d’espèces, toutes odorantes mais de senteurs très diverses, dont on a le plaisir de cueillir feuilles et fleurs tout au long de l’année.

 

Le géranium porte les noms, dans les campagnes, d’herbe à Robert, fourchette du diable ou bec de grue. Ce dernier sobriquet évoque la forme de son fruit qui ressemble à un long bec effilé, d'où ses noms savants : pelargonium vient du grec pelargos (cigogne) et geranium de geranos (grue).

 

Il existait à l’état sauvage dans le monde antique, mais il n’a été cultivé que depuis son arrivée en Europe à la fin du XVIIème siècle. Il a d’abord été implanté dans l’île Bourbon, actuelle Réunion.

 

En tant que plante médicinale, le géranium soignait jadis l’ophtalmie, les montées excessives de lait, le gonflement de la gorge par inflammation des amygdales et la violente angine qualifiée d’esquinancie.

 

En parfumerie, le géranium odorant a sa place dans quelques formules célèbres : « Jazz » d’Yves Saint Laurent, « Brut » de Fabergé, « Calèche » d’Hermès et « Égoïste » de Chanel.

 

L’odeur du géranium rosat, discrète, douce et sucrée, rappelle celle de la rose. C’est pourquoi il remplace souvent en parfumerie cette huile essentielle, beaucoup plus chère.

 

 

 

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L’huile essentielle de géranium rosat est extraite par distillation des feuilles, avec un rendement de 0,15 % à 0,25 %, soit cent cinquante à deux cent cinquante grammes pour cent kilos de plante.

 

Antibactérienne et antimycosique, l’huile essentielle de géranium rosat favorise la cicatrisation.

 

Elle raffermit et a une action purifiante sur les troubles cutanés de tous ordres : acné, eczéma, démangeaisons, impétigo, etc.

 

Efficace contre un grand nombre d’infections urinaires, intestinales ou pulmonaires, elle aide à lutter contre la cellulite, la rétention d’eau et le surpoids.

 

Répulsive, elle éloigne aussi les insectes.

 


 

26) La Marjolaine « Origanum majorana », son nom botanique :

 

Utilisations :

        • par voie orale.
        • dans le bain.
        • en application cutanée par massage (Attention aux peaux sensibles).
        • en diffusion dans l’air.
        • en fumigation pour les voies respiratoires.

Pas de contre indication sauf pour  alerte-sur-dangers-femmes-enceintes-blog.jpg

 

La marjolaine est une plante annuelle ou bisannuelle de soixante centimètres, de la famille des Lamiacées et originaire de l’est du bassin méditerranéen (Chypre, Égypte, Turquie). 

 

Elle pousse très bien sur les sols arides mais ne supporte pas l’humidité froide.

 

Les tiges sont velues, avec des feuilles vertes arrondies et légèrement dentées.

 

La marjolaine est née d’un accident. Au temps où le monde sentait bon, Amarakos était chargé du soin des parfums à la cour de Cinyre. Un jour, il eut le malheur de briser un vase au contenu exquis, et « il sécha sur pied de douleur ». Les dieux, pris de pitié, le changèrent en marjolaine ou origan (amarakos).

 

En Égypte, la marjolaine entrait dans les onguents et les fumigations.

 

Les Grecs l’appliquaient en emplâtre sur les membres douloureux et l’offraient aux dieux.

 

DIOSCORIDE identifia la vertu principale de la plante : « Elle combat les fermentations acides de l’estomac. » Son essence, selon le « Tarif du Maximum » (301 après J.-C.), se vendait à Rome cent deniers la livre, soit plus que de l’huile à la rose.

 

Au Moyen Âge, la marjolaine, dite « cache-puces », portait chance et soignait à peu près tout.

 

Le célèbre médecin allemand Fabricius von HILDEN (1560-1634) en usa pour guérir d’un « rhume de cerveau » l’illustre général WALLENSTEIN, qui l’en récompensa par « deux cents écus d’or ».

 

L’arôme de la marjolaine, assez proche de celui du thym, est plus fin que celui de l’origan.

  

 

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La distillation de cent kilos de sommités fleuries fournit de deux cents à trois cents grammes d’une huile essentielle jaune pâle et légèrement ambrée, avec un rendement de 0,2 % à 0,3 %.

 

Comme condiment, on utilise surtout ses feuilles.

 

Anti-infectieuse et fongicide, l’huile essentielle de marjolaine est utile contre les infections respiratoires et les mycoses.

 

Reine du zen, son action apaisante et rééquilibrante fait disparaître les troubles de l’humeur et dissipe la fatigue.

  

Précieuse à qui arrête de fumer, elle épargne irritabilité et boulimie.

 

Elle est souveraine en cas de digestion difficile, apaise les douleurs rhumatismales et calme les ardeurs sexuelles obsédantes.

 

Enfin, une goutte déposée sur les faces internes des poignets aide à surmonter contrariété ou chagrin.

 


 

27) Le Palmarosa ou « Cymbopogon martinii », son nom botanique :

 

Utilisations :

        • par voie orale.
        • dans le bain.
        • en application cutanée par massage.
        • en diffusion dans l’air.
        • en fumigation pour les voies respiratoires.

Pas de contre indication sauf pour alerte-sur-dangers-femmes-enceintes-blog.jpg

 

Le Palmarosa encore appelée « Géranium des Indes », est une plante herbacée de grande taille qui appartient, comme la citronnelle, à la famille des Poacées. Elle est originaire de l’Inde et du Népal. mais elle a une senteur proche de la rose avec une note d’herbe sèche et de pin, qui fait qu’elle est souvent utilisée en cosmétique. 

 

Ses feuilles, longues et étroites, exhalent quand on les froisse une senteur proche de celle de la rose qui fait qu’elle est souvent utilisée en cosmétique. 

 

Ses fleurs en panache ressemblent à celles du géranium.

 

Assez peu connu en phytothérapie en Occident jusqu’à une date récente, quoique appartenant sans conteste à la catégorie des plantes bienfaisantes, le palmarosa fut longtemps employé presque exclusivement à une filouterie.

 

Son huile essentielle était, en effet, expédiée en Europe occidentale à partir de Bombay par voie de terre. À son passage en Bulgarie, elle servait, grâce à une odeur douce et fine qui ressemble à celle de la reine des fleurs, à allonger et donc à falsifier, en y introduisant un élément beaucoup moins coûteux, la production locale d’huile essentielle de roses (Rosa damascena), qui portent aussi le nom de « roses de Bulgarie ».

 

Ces temps sont heureusement révolus, même si la substitution tente encore ici et là quelques fournisseurs peu scrupuleux. Il faut donc rester vigilant !

 

Le palmarosa joue un rôle important depuis des millénaires en médecine indienne traditionnelle (Ayurveda), où l’on apprécie ses vertus toniques et cicatrisantes.

 

 

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L’huile essentielle de palmarosa est obtenue grâce à une distillation à la vapeur des feuilles fraîches ou sèches. Le rendement varie de 0,5 % à 1,25 %, soit cinq cents grammes à un kilo deux cent cinquante grammes d’huile essentielle pour cent kilos de plante.

 

Attention L'H.E. de Palmarosa ne peut pas être utilisée chez la femme enceinte ou qui allaite et chez les enfants de moins de 4 ans !

 

Cela dit, l’huile essentielle de palmarosa, puissamment antibactérienne, antivirale et anti-mycosique, a une action stimulante sur les cellules particulièrement de la peau.

 

Elle draine la lymphe et soigne efficacement tous les problèmes cutanés, les mycoses et la transpiration excessive.

 

En inhalation, elle traite également fatigue, et infection, mais aussi manque de libido, bronchite, encombrement ORL et problèmes de mucosité. 

 

Enfin, par voie interne elle traite les problèmes d'infection urinaire, de cystite, de vaginite et de certaines mycoses.   

 


 

Vous avez été très perspicace en ayant lu toute cette prose dont une partie est résumée et extraite du livre « Aromathérapia - Tout sur les huiles essentielles », d’Isabelle Pacchioni aux Editions Aroma Thera.

 

Il existe aussi dans toutes les pharmacies des préparations toutes prêtes de solutions buvables regroupant plusieurs huiles essentielles; ainsi, depuis des années, chaque fois que l'on sent poindre un rhume ou une bronchite, vous savez, ce petit picotement au fond de la gorge annonciateur sous trois jours d'un nez bouché, puis d'un nez qui coule... nous nous servons d'une préparation d'huiles essentielles composée de :

      • 1,5g de menthe poivrée,
      • 0,5g de girofle
      • 0,5 g de Thym,
      • 0,5 g de lavande vraie
      • 0,5 g de cannelle
      • que l'on complète de 96,5g d'alcool à 90° pour préparer un flacon de 100g.

 

Il convient d'en prendre 25 gouttes délayées dans un demi verre d'eau trois fois par jour pendant 3 jours et exit le rhume qui aurait duré sans cela de 8 à 15 jours ! 

 

Alors comme vous savez maintenant presque tout quant à ces huiles essentielles « incontournables » vous pouvez maintenant dans le détail soigner tous les bobos que vous pouvez rencontrer… Il vous suffit d’aller sur l’article qui suit immédiatement intitulé « LES SECRETS DE MA SORCIERE POUR SOIGNER TOUS LES BOBOS » de façon naturelle ! (Vous pouvez cliquer ici ou sur le titre pour y accéder dans une page nouvelle). 

  

Nous avons classés les « bobos » par ordre alphabétique et selon leur appellation commune bien connue de tous, sans qu'il puisse y avoir aucune erreur de diagnostic !

  

Bien entendu, le médecin de famille doit toujours prévaloir, mais les soins avec des huiles essentielles ne peuvent qu'accélérer la guérison. 

 

Enfin, en introduction, nous avons évoqué un tout nouveau procédé pour élaborer les extraits de plantes fraiches à froid (ça n'altère en rien les propriétés des plantes), apparu dans les années 1990. Les « EPS » pour « Extraits de Plantes Standardisés ». Seuls sont habilités les praticiens, pharmaciens ou médecins à les préparer et les prescrire car chaque préparation est spécifiquement adaptée au traitement du patient...

 

Ils ne sont pas universels et ne peuvent être transmis d'une personne à une autre car ils sont tout spécialement dosés.

 

Il en existe une nomenclature précise régulièrement mise à jour par l'ANSM, l'Agence Nationale de Sécurité du Médicament, qui évalue et autorise ensuite leur mise sur le marché.

 

En décembre 2016, au moment où nous avons rédigé cet article il y en a seulement 55 autorisés à la vente, dont :

  

   Alchémille

   Echinacée

   Mélisse

   Plantain lancéolé

   Alfalfa

   Eschscholtzia

   Millepertuis

   Prêle

   Artichaut

   Fumeterre

   Mucuna

   Radis noir

   Aubépine

   Gattilier

   Noyer

   Réglisse

   Avoine

   Gentiane

   Olivier

   Reine-des-prés

   Bardane

   Ginkgo biloba

   Orthosiphon

   Rhodiole

   Busserole

   OGinseng

   Ortie P. A.

   Sauge sclarée

   Canneberge

   Grande camomille

   Ortie racines

   Saule

   Caralluma

   Griffonia

   Passiflore

   Scrofulaire

   Cassis

   Guarana

   Pensée sauvage

   Sureau

   Chardon-marie

   Hamamélis

   Pervenche

   Tribulus

   Curcuma

   Houblon

   Piloselle

   Valériane

   Cyprès

   Marron d'Inde

   Pin sylvestre

   Vigne rouge

   Desmodium

   Mélilot

   Pissenlit

 

 

Nous ne pouvons que vous conseiller de vous rapprocher de votre médecin de famille qui est habilité à vous les prescrire en fonction de vos soins !

 


 



25/11/2016
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